Formée en communication et en technologie, elle met ses compétences au service de l’amélioration de la santé des femmes. Ses solutions innovantes lui ont valu de nombreux prix et distinctions.
Blandine Umuziranenge (photo) est une entrepreneure rwandaise engagée dans le domaine de la technologie et de la santé. Elle est la fondatrice et directrice générale de Kosmotive, une start-up innovante dédiée à l’amélioration de la santé reproductive, maternelle et infantile au Rwanda.
Créée en 2014, Kosmotive facilite l’accès à des informations fiables ainsi qu’à des produits et services essentiels dans ce domaine. La start-up a développé KosmoHealth, une application destinée aux femmes enceintes en quête de soins urgents ou de services de santé à domicile. Parmi les fonctionnalités principales de l’application figure la géolocalisation, qui permet de trouver des médecins et des spécialistes à proximité. Les utilisatrices reçoivent des conseils personnalisés et des alertes liées au terme de leur grossesse.
En complément de l’application, Kosmotive propose le Cosmos Magazine, un support disponible en version imprimée et en ligne, qui informe les jeunes femmes et les mères sur la santé maternelle et infantile ainsi que sur des sujets liés au mode de vie. La start-up a également lancé Kadablah Collection, une marque de vêtements de maternité et d’allaitement fabriqués à partir de textiles écologiques. Enfin, l’entreprise est à l’origine de l’initiative KosmoPads, spécialisée dans la production de serviettes hygiéniques écologiques et absorbantes.
Blandine Umuziranenge est diplômée de la Mount Kenya University, où elle a obtenu un bachelor en technologies de l’information et de la communication pour les entreprises. Elle poursuit actuellement un master en administration des affaires à l’ESMT Berlin, en Allemagne.
Le parcours de Blandine Umuziranenge a été reconnu à de nombreuses reprises. En 2021, elle a figuré parmi le top 50 des African Business Heroes. En 2022, elle a été finaliste du concours WE Empower de l’Organisation des Nations unies, axé sur les objectifs de développement durable. En 2023, elle a reçu l’Accenture’s Gender Mainstreaming Award pour son engagement en faveur de l’autonomisation des jeunes femmes, et en 2024, elle a été lauréate du Bayer Women Empowerment Award.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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La transformation numérique est devenue un enjeu clé pour moderniser les systèmes de santé à travers le monde, offrant des opportunités inédites pour améliorer les soins. Les collaborations internationales accélèrent cette transition, proposant des solutions innovantes adaptées aux besoins locaux.
Le vice-Premier ministre libyen et ministre de la Santé, Ramadan Abou Janah (photo, à droite), et son homologue russe, Mikhaïl Mourachko (photo, au centre), ont officialisé, lundi 2 décembre, un accord de coopération visant à renforcer les relations bilatérales dans le secteur de la santé. Cette initiative repose sur l’intégration des technologies numériques pour moderniser le système de santé libyen.
Selon un communiqué de l’ambassade de Russie en Libye, l’accord prévoit une coopération accrue entre les deux pays dans l’organisation et la gestion des systèmes de santé, la formation professionnelle de courte durée, ainsi que la mise en œuvre des technologies numériques pour le système de santé. Le texte ajoute que cette collaboration inclut des activités conjointes telles que l’échange d’expertise, de données statistiques et analytiques, l’organisation de conférences médicales, et l’établissement de partenariats entre les organisations médicales, éducatives et scientifiques des deux nations.
Selon les données de la plateforme Statista, la Russie est actuellement le plus grand marché de l'industrie de la santé numérique dans le segment des traitements et soins numériques. Ce secteur connaît une forte dynamique, et les projections estiment que d'ici 2029, le volume du marché devrait atteindre 3706 millions d'euros. Cette expertise place la Russie dans une position idéale pour accompagner la Libye dans sa transformation numérique.
Pour la Libye, l’accord répond à la volonté du gouvernement de relancer son système de santé, gravement affecté par les conflits des dernières années. Grâce aux TIC, le pays espère améliorer l’accès et la qualité des soins. La Russie, pionnière dans l’utilisation de la télémédecine, propose des solutions innovantes qui pourraient être implémentées en Libye afin de fournir des soins à distance de manière efficace. En intégrant les technologies numériques dans son système de santé, la Libye vise à rationaliser la gestion des soins, améliorer la formation du personnel médical et moderniser les infrastructures sanitaires.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Dans le but d’aider les hôpitaux à s’approvisionner en produits sanguins, deux tech entrepreneurs ont mis en place une solution sur mesure.
Wala Digital Health est une solution d’e-santé développée par une jeune pousse ghanéenne. Elle permet aux utilisateurs, en l’occurrence les hôpitaux et les banques de sang, de commander, recevoir et gérer facilement les stocks de sang et de produits sanguins. La start-up, basée dans les villes d’Accra (Ghana) et de Cambridge (Etats-Unis), a été fondée en 2019 par Dennis Addo et Kanyisola Oyeyinka.
« Nous exploitons la puissance des réseaux sociaux pour augmenter l'offre de produits sanguins et de solutions numériques innovantes pour le traitement, le partage et la livraison, afin de lutter contre les conséquences fatales des pénuries de sang », explique la plateforme.
La solution dispose d’une application mobile, accessible sur iOS et Android, sur laquelle les donateurs peuvent prendre contact avec la jeune pousse pour effectuer des dons. Wala Digital Health a mis en place une communauté de donneurs de sang (environ un millier) avec l’aide de toutes les plateformes numériques, notamment les réseaux sociaux. Après chaque don de sang, ils reçoivent des jetons numériques qui peuvent être échangés contre des services médicaux.
Il faut souligner que tous les dons de sang effectués par la healthtech sont traités et disponibles entre 24 et 48 heures après le prélèvement. « Le sang total est transformé en composants (globules rouges, plaquettes, plasma). Après traitement, les globules rouges peuvent être conservés jusqu'à 42 jours. Le plasma peut être congelé et conservé jusqu'à 12 mois. Les plaquettes (provenant du sang total ou d'une aphérèse) doivent être utilisées dans les cinq jours », ajoute la plateforme.
Les hôpitaux et les banques de sang peuvent ensuite entrer en contact avec la plateforme pour s’approvisionner. En 2022, Wala Digital Health a été retenue parmi 36 start-up pour prendre part aux sélections régionales du MEST Africa Challenge.
Adoni Conrad Quenum
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Google s'engage à verser 20 millions $ en espèces et 2 millions $ en crédits cloud pour aider les scientifiques et les chercheurs qui s’illustreront dans les prochaines grandes avancées scientifiques en utilisant l'intelligence artificielle (IA). Maggie Johnson, vice-présidente de Google et responsable mondiale de Google.org, branche philanthropique de Google, a expliqué que gagnants devraient avoir en commun d'utiliser « l’IA pour résoudre des problèmes de plus en plus complexes à l’intersection de différentes disciplines scientifiques ».
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La start-up nigériane de technologie de la santé MDaaS, connue pour son réseau de centres de diagnostic à travers le Nigeria, a lancé sa première clinique à Douala, au Cameroun. C’est sa première incursion en Afrique francophone. Cette expansion intervient alors que la start-up cherche à diversifier ses sources de revenus dans un contexte de volatilité du naira et d'inflation au Nigeria.
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Entrepreneure en République démocratique du Congo (RDC), elle est l’une des figures clés de l’écosystème technologique et entrepreneurial du pays. Son travail lui a valu plusieurs prix et distinctions.
Medi Kebantima (photo) est une ingénieure en télécommunications et une entrepreneure technologique congolaise. Elle est la fondatrice et la présidente-directrice générale d’INNOV SARLU, une entreprise informatique.
INNOV SARLU est une entreprise qui gère des projets d’ingénierie et d’innovations technologiques. Elle offre des formations en technologie et des services en domotique, robotique, intelligence artificielle et informatique. Parmi ses produits phares figure Kisi App, une solution numérique dédiée à la santé.
Kisi App est une technologie qui utilise l’intelligence artificielle pour vérifier l’authenticité des médicaments. Elle comprend un dispositif électronique capable d’effectuer une analyse moléculaire des médicaments, dont les résultats sont transmis sur une application dédiée. La solution est principalement conçue pour les pharmacies, les laboratoires, les services douaniers et les inspecteurs de contrôle pharmaceutique.
En dehors de Kisi App, Medi Kebantima a également lancé le programme Jeuneuriat, qui vise à encourager l’entrepreneuriat chez les jeunes Congolais à travers un apprentissage ludique et créatif.
La Congolaise est titulaire d’un diplôme d’ingénierie des télécommunications obtenu en 2018 à l’Institut supérieur des techniques appliquées à Kinshasa en RDC. Elle poursuit actuellement un master en cybersécurité à la Paris School of Technology & Business.
En 2022, elle a remporté le premier prix Citypreneurs, décerné par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Elle est aussi lauréate du Challenge Startupper de l’année 2022 de TotalEnergies pour la meilleure idée de projet d’entreprise. Enfin, elle figure dans le Palmarès des « 50 femmes qui inspirent » en 2024, dans la catégorie sciences et nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC).
Melchior Koba
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L’Afrique reste confrontée à des enjeux de santé parmi les plus cruciaux. Dans ce contexte, l'utilisation des technologies de l'information et de la communication (TIC) pourrait jouer un rôle clé dans la lutte pour améliorer la santé et l'accès aux soins sur le continent.
La Mauritanie va se doter prochainement d’une stratégie nationale de santé numérique à l’horizon 2030. Le document a été présenté le mardi 29 octobre à Nouakchott lors d’un atelier visant sa révision et son adoption, sous la supervision du ministre de la Santé, Abdallahi Ould Wedih, et du ministre de la Transformation numérique et de la Modernisation de l’Administration, Ahmed Salem Ould Bedda. Ce projet, soutenu par des partenaires tels que l'Union européenne et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), vise à moderniser les services de santé en intégrant des solutions numériques.
« La santé numérique est une priorité stratégique émergente qui aura un impact significatif sur le resserrement de la politique nationale en matière de santé et le plan national de développement sanitaire (PNDS), en vue d’atteindre une couverture sanitaire complète », a déclaré Abdallahi Ould Wedih.
L’initiative s'inscrit dans le cadre du programme électoral du président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, qui considère la numérisation comme le principal moteur de la modernisation de l’économie du pays. L’exécutif vise d’ici 2030 une numérisation des secteurs clés du pays grâce aux nouvelles technologies.
La stratégie de e-Santé qui sera déployée dans le pays devrait ainsi transformer le secteur pour offrir un accès équitable aux services de santé de qualité, étendre la couverture dans les zones reculées, et faciliter les consultations à distance via la télémédecine. Elle contribuera également à la rationalisation des coûts dans le secteur de la santé.
Selon un rapport publié l’an dernier par le cabinet McKinsey & Company, l’utilisation massive des outils de santé numériques, comme les téléconsultations, les dossiers médicaux électroniques et les applications mobiles de gestion des maladies chroniques, pourra permettre aux systèmes de santé africains de réaliser des gains d'efficacité allant jusqu'à 15 % des dépenses totales d'ici à 2030. Ce potentiel explique entre autres l'importance de la transformation numérique dans le secteur de la santé en Mauritanie.
Samira Njoya
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L'Afrique se dote d'une marketplace pour les solutions de santé innovantes
La numérisation des soins de santé en Afrique représente une opportunité cruciale pour améliorer l'accès et la qualité des services médicaux. Dans ce contexte, de nouvelles initiatives innovantes émergent pour répondre aux défis pressants du secteur de la santé.
L'Afrique dispose désormais d'une place de marché numérique dédiée à la santé. La plateforme, développée par la Digital Impact Alliance en collaboration avec le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), a été dévoilée le mardi 29 octobre lors du 3e sommet africain sur les technologies de la santé, l'Africa HealthTech Summit, au Rwanda. Cette initiative se veut un guichet unique pour des solutions de santé numérique ciblées et accessibles, apportant une réponse concrète aux défis du secteur.
Exciting news – the Africa #HealthTech Marketplace is officially live! Created by the Digital Impact Alliance in partnership with @AfricaCDC, this platform serves as a one-stop shop for targeted, accessible digital health solutions. It simplifies the process for government… pic.twitter.com/HKaJcp2Bsn
— Africa HealthTech Summit - AHTS24 (@AfricaHTSummit) October 29, 2024
« Le marché africain de la santé (Africa HealthTech Marketplace) change la donne pour les soins de santé en Afrique. En offrant une plateforme qui présente des solutions ciblées et évolutives, nous donnons aux prestataires de soins de santé à travers le continent l'accès aux outils dont ils ont besoin pour améliorer les résultats en matière de santé », explique Jean Kaseya, directeur général d'Africa CDC.
Ce projet intervient dans un contexte où les systèmes de santé en Afrique sont souvent débordés, confrontés à des défis majeurs tels que le manque d'infrastructures, l'insuffisance du personnel médical et le sous-financement des services publics. Selon l'Organisation mondiale de la santé, plus de 110 millions de personnes en Afrique n'ont pas accès aux soins de santé de base, soulignant l'urgence de la situation.
Les innovations en matière de santé numérique, telles que la télémédecine, les applications mobiles de santé et les dossiers médicaux électroniques, apparaissent comme des solutions prometteuses pour surmonter ces défis. Toutefois, ces innovations demeurent fragmentées, sans plateforme centrale permettant aux prestataires de soins de santé, aux gouvernements et aux organisations de trouver les outils adéquats pour répondre à leurs besoins spécifiques.
La nouvelle place de marché souhaite répondre à cette problématique en favorisant l'identification, l'évaluation et l'acquisition des outils numériques. La plateforme vise l'amélioration de l'accès aux solutions numériques de santé, la promotion des innovations locales, l'amélioration des résultats en matière de soins de santé, ainsi que la facilitation de la collaboration et des partenariats entre les acteurs du secteur.
Samira Njoya
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Mali : 35 millions $ pour la mise en œuvre d'un plan de santé numérique
Dans le but de réaliser la couverture sanitaire universelle pour ses populations, les autorités ghanéennes misent sur diverses solutions technologiques. Elles ont parié sur un partenariat public-privé pour atteindre leur objectif.
Les autorités ghanéennes vont procéder le mercredi 16 octobre au lancement du système électronique de gestion de la santé. Baptisée E-Health, elle permettra de créer des dossiers électroniques des patients accessibles dans tous les hôpitaux du pays.
La mise en place de la solution est un partenariat public-privé entre le ministère ghanéen de la Santé et Lightwave e-Health Solutions, une entreprise américaine opérant dans l’e-santé.
« A l'avenir, les dossiers médicaux et les antécédents des patients seront rassemblés dans une base de données unique, accessible par n'importe quel hôpital en réseau lors de la visite d'un patient. Cet effort de numérisation a permis d'accroître l'efficience, l'efficacité et la productivité de la prestation de services dans nos établissements de santé », a indiqué Mahamudu Bawumia (photo), vice-président du Ghana.
Ce lancement intervient quelques mois après celui des solutions de livraison de fournitures médicales par drones et d’achat de médicaments en ligne dans les pharmacies. Il s’inscrit dans le cadre du document de politique et de stratégie en matière de santé numérique 2023-2027, dont le but est de permettre à toutes les communautés du Ghana d’accéder aux soins de santé opportuns, de qualité et complets grâce à l'utilisation des technologies de l'information et de la communication.
Selon le ministère de la Santé, l’utilisation de ce nouveau système devrait permettre d’effectuer des économies annuelles moyennes de 50 000 euros (54 000 USD) à 300 000 euros, ainsi qu'une amélioration de 35 à 40 % des temps d'attente pour les patients dans les centres de santé et les hôpitaux de district. En ce qui concerne les hôpitaux régionaux et universitaires, ils devraient enregistrer une amélioration de plus de 40 % des temps d'attente.
Adoni Conrad Quenum
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Dans les hôpitaux africains, de nombreux patients perdent la vie à cause du manque de sang. Pour résoudre ce problème, un jeune ingénieur logiciel a mis au point une plateforme numérique dédiée à cette cause.
Diarra Abdourahamane Boubacar (photo) est un informaticien malien et le fondateur de Djooli, une start-up spécialisée dans les technologies médicales. Cette entreprise propose une plateforme numérique innovante pour lutter contre la pénurie de sang au Mali.
Djooli est une plateforme solidaire qui facilite la recherche de donneurs de sang. Grâce à un algorithme innovant, elle met en relation les donneurs potentiels avec les personnes dans le besoin, offrant ainsi un nouvel espoir aux patients. Son objectif est de sauver des vies et de contribuer à une meilleure santé pour tous au Mali.
L'application, entièrement gratuite, permet de lancer des appels à la communauté de la start-up, appelée les « djools », en cas de besoin urgent de sang. Elle permet aussi de trouver des donneurs potentiels parmi les proches de la personne concernée et d’optimiser les chances de compatibilité grâce à une géolocalisation intelligente.
Depuis 2022, Diarra Abdourahamane Boubacar travaille en tant qu'ingénieur logiciel chez Orange, un opérateur de télécommunications en France. Grâce à son projet Djooli, il a remporté en septembre 2024 le deuxième prix Orange de l’entrepreneur social en Afrique et au Moyen-Orient (POESAM), au Mali.
Diarra Abdourahamane Boubacar est diplômé de l’université de Bretagne occidentale en France, où il a obtenu en 2019 une licence en informatique. Il est aussi titulaire d’un master en informatique obtenu en 2022 à la CESI Ecole supérieure de l’alternance en France. Entre 2019 et 2022, il a travaillé comme apprenti ingénieur informatique chez Faurecia, une entreprise spécialisée dans la technologie automobile.
Melchior Koba
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