En Afrique, de plus en plus de femmes jonglent entre leur carrière professionnelle et leur vie de mère. Le jumelage est souvent compliqué pour nombre d’entre elles, c’est ce qui a motivé ces tech entrepreneurs à mettre en place une solution.
Preggify est une solution d’e-santé développée par une jeune pousse nigériane. Elle permet aux utilisatrices, en l’occurrence les femmes enceintes, d’accéder à des soins tout au long de leur grossesse. La jeune pousse, basée à Lagos, a été fondée en 2022 par Ifunanya Lilian Igweze et Daniel Temitayo. Elle a pour vision de créer un monde où la grossesse et la garde des enfants ne sont pas des obstacles à la carrière professionnelle des femmes.
« Preggify est une plateforme de santé qui fournit aux femmes africaines à revenus moyens et élevés en âge de procréer des soins maternels faciles, abordables et accessibles. Notre technologie de pointe permet aux femmes d'accéder à un soutien médical personnalisé et à des ressources, de la pré-grossesse à la post-grossesse, avec confiance et facilité », indique la start-up.
La solution ne dispose pas d’une application mobile. Il faut passer par un navigateur pour accéder au site Internet. De là, l’utilisatrice pourra se créer un compte en fournissant des informations telles que les nom et prénom, l’adresse e-mail, le numéro de téléphone, la date de naissance et le sexe. Après cette étape, elle recevra un mot de passe à usage unique (OTP) dans sa boite e-mail pour lui permettre de se connecter à la plateforme.
Il existe une version premium et une version gratuite où l’utilisatrice pourra se sentir soutenue par une communauté de femmes enceintes ou ayant déjà connu cette période une ou plusieurs fois. La start-up offre ainsi un espace numérique où les femmes qui font carrière peuvent accéder à des ressources et à un soutien sur mesure pour concilier maternité et vie professionnelle.
Entre autres, les utilisatrices ont accès à un journal alimentaire, à des cours hebdomadaires en direct, à des séances de remise en forme pendant la grossesse, à un soutien avant et après une césarienne, à une éducation sur les soins en épisiotomie, à l’aide à l’allaitement ou encore au soutien mental. Preggify travaille à l’intégration de professionnels de la santé et aux rendez-vous virtuels avec les médecins sur sa plateforme.
Adoni Conrad Quenum
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L’e-santé révolutionne le secteur de la santé en Afrique. Elle permet aux patients d’accéder plus aisément aux professionnels de la santé et à ceux-ci de se rendre disponibles plus facilement grâce aux technologies de l’information et de la communication.
Beesiha est une solution d’e-santé développée par une jeune pousse algérienne. Elle permet aux utilisateurs de prendre des rendez-vous médicaux en quelques clics depuis leurs plateformes web et mobile. La start-up, basée dans le quartier de Said Hamdine à Alger, a été fondée en 2019 par Said Admane et Amine Babou.
L’application mobile est accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de 10 000 fois, d’après les statistiques de Play Store. L’utilisateur, après téléchargement, s’inscrit avec son compte Facebook ou fournit des informations telles que son nom, son prénom et son numéro de téléphone. Après cette étape, il pourra se connecter et avoir accès aux divers services de la jeune pousse.
Grâce à la barre de recherche dans laquelle l'utilisateur peut renseigner la spécialité du médecin qu’il recherche, un établissement médical ou encore la ville dans laquelle il souhaite opérer sa recherche, Beesiha propose les résultats les plus pertinents. Il pourra prendre gratuitement rendez-vous en fonction de la disponibilité du médecin choisi pour la consultation. Il faut souligner qu’il est possible de prendre rendez-vous pour un tiers, un ami ou un membre de sa famille par exemple.
Des notifications sont envoyées de façon fréquente pour aider l’utilisateur à se souvenir de son rendez-vous. De plus, il est possible de se faire consulter à distance puisqu’avec Beesiha, le patient dispose d’un dossier numérique avec les différents résultats des examens médicaux, les différentes ordonnances prescrites par les médecins ou encore l’historique de toutes les consultations. Par ailleurs, c’est au patient de lui donner accès à son dossier médical, car ses informations sont strictement privées.
En ce qui concerne les médecins, ils disposent d’un agenda numérique et peuvent planifier leurs heures de travail à leur guise. On retrouve sur la plateforme la plupart des spécialités médicales, ce qui facilite l’adoption de la solution. Depuis son lancement, Beesiha revendique sur ses plateformes web et mobile plus de 800 professionnels de la santé disponibles et plus de 215 000 rendez-vous pris.
Adoni Conrad Quenum
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Elle a étudié la communication et a acquis de l'expérience dans des entreprises du secteur au Maroc. Conscientes des défis de communication entre les professionnels de santé et les patients, elle et son équipe ont développé une application pour simplifier ces échanges.
Sabrine Zahroubane (photo) est une experte en marketing et en communication marocaine. Titulaire d’un master en marketing obtenu en 2016 à l’ESCA, l’école de management de Casablanca, elle est une cofondatrice et la présidente-directrice générale de SehaLink, une healthtech.
SehaLink, initialement lancée sous le nom Ta7alil.ma en 2020 et rebaptisée en mai 2024, a été créée par Sabrine Zahroubane et Maryem Renaja pour faciliter les échanges entre médecins, patients et laboratoires. Leur initiative vise à résoudre les problèmes de temps et d'énergie associés à la récupération des rapports d'analyse.
L'application SehaLink propose plusieurs fonctionnalités. Il s’agit notamment de la prise de rendez-vous en ligne avec des professionnels de santé, la digitalisation et l'archivage des dossiers médicaux, la réception des résultats et des comptes rendus d'analyses, ainsi que la gestion des demandes de dons de sang.
SehaLink a été sélectionnée parmi les start-up qui exposeront au GITEX Africa qui se tiendra du 29 au 31 mai 2024 à Marrakech.
En plus de son rôle chez SehaLink, Sabrine Zahroubane est directrice associée de Digital & Creativity, une agence de communication digitale fondée en 2017 avec Maryem Renaja. Elle préside également l'association Lueur d’espoir Casablanca, qui œuvre dans les domaines humanitaire et médical.
La carrière professionnelle de l’entrepreneure a commencé en septembre 2016 à Bonzai Agency, une entreprise de conception et d’entretien de la marque des entreprises, où elle a occupé le poste de chef de projet. En septembre 2017, elle est devenue chef de publicité chez Klem, une entreprise marocaine spécialisée dans la communication.
Melchior Koba
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L’accès au financement demeure l’une des difficultés auxquelles les start-up sont confrontées, en particulier en Afrique et au Moyen-Orient. Leur soutien stimule l'innovation, crée des emplois et dynamise l'économie numérique régionale.
Orange Ventures, l’entité de capital-risque du groupe Orange, et Digital Africa une initiative panafricaine qui soutient les entreprises africaines en phase de démarrage ont signé, le jeudi 23 mai, un accord de partenariat en marge du salon technologique Vivatech qui se tient à Paris. L’initiative vise à co-investir dans des start-up issues du réseau Orange digital centers (ODC) en Afrique et au Moyen-Orient.
[PR] @Orange_Ventures and Digital Africa commit to jointly invest in startups from the “Orange Digital Centers” network in Africa and the Middle East: https://t.co/i0dDWMLQKL#VivaTech pic.twitter.com/KRfVMAtOXz
— Orange Group Press Office (@OrangeGroupPR) May 23, 2024
« Les Orange Digital Centers sont de véritables catalyseurs d'innovation où les idées prennent forme et où les rêves deviennent réalité. En associant nos forces avec Orange Ventures et Digital Africa, nous donnons aux start-up africaines les moyens de prospérer et de laisser leur empreinte dans un monde numérique en pleine expansion », a déclaré Asma Ennaifer (photo, à gauche), directrice exécutive RSE, communication et du programme Orange Digital Center d’Orange Afrique et Moyen-Orient.
Le partenariat s'inscrit dans l'engagement résolu d’Orange Ventures et de Digital Africa à intensifier leurs investissements dans les start-up accélérées par le réseau ODC. Il consolide également l'accord stratégique conclu en juin 2023 entre Orange et Digital Africa, visant à faciliter le financement et l'accompagnement des start-up du réseau ODC.
Dans le cadre de la collaboration, les partenaires pourront désormais doubler les fonds engagés par l'une des deux parties, grâce à une instruction conjointe des dossiers de candidature et à une possibilité de financement commun, via Fuzé, un dispositif d’investissement mis en œuvre par Digital Africa. Cette nouvelle étape, impliquant Orange Ventures, devrait permettre de soutenir un nombre croissant d’entrepreneurs africains du réseau ODC dès les premières phases de leur développement, en leur offrant un financement et un accompagnement complets.
La précédente collaboration a permis dès la première année de financer cinq start-up du réseau ODC. Chacune d'elles a reçu des financements allant jusqu'à 50 000 euros dans le cadre du programme Fuzé de Digital Africa.
Samira Njoya
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Dans le but d’aider les populations à disposer d’un dossier médical numérique, trois tech entrepreneurs ont mis en place une solution en ayant recours à la blockchain et l’intelligence artificielle (IA).
Myrekod est une solution d’e-santé développée par la jeune pousse kényane Afya Rekod. Elle permet aux utilisateurs de stocker leurs dossiers médicaux personnels et permet d’accéder à des services de santé. La start-up, basée à Nairobi, a été fondée en 2020 par Ronald Harris, John Kamara et Irene Kiwia.
Basée sur la blockchain, l’application intègre également l’IA dans le but d'autonomiser les patients en leur donnant accès à leurs données de santé et en leur permettant de se connecter à l'écosystème de la santé, y compris les hôpitaux, les pharmacies, les assurances. En février 2022, la start-up a levé un montant de 2 millions $ pour soutenir sa croissance sur le continent.
S’exprimant lors de la levée de fonds, John Kamara affirme : « les patients disposeront ainsi de ressources et d'outils pour stocker et gérer leurs données de santé, une fonction essentielle pour les patients atteints de maladies chroniques et pour leurs médecins. [...] Depuis un an et demi, nous nous sommes concentrés sur la construction d'une plateforme dynamique qui rationalise les dossiers médicaux grâce à l'analyse et donne accès à des cliniques spécialisées et à des experts. Cela permet de fournir des soins de santé de haute qualité d'une manière qui est essentielle à l'heure actuelle ».
L’application mobile est accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus d’un millier de fois, d’après les données de Play Store. L’utilisateur, après téléchargement, crée un compte avec ses informations personnelles. Il pourra ensuite créer son propre dossier médical, y ajouter les résultats de ses différents examens, ses rendez-vous médicaux passés et à venir, les informations sur ses pathologies dans les hôpitaux, etc.
L’utilisateur peut partager, en l’occurrence s’il change de médecin ou d’hôpital, avec un tiers les documents présents sur son compte. La healthtech « incite les patients à s'impliquer davantage dans leur santé et à prendre des mesures positives pour l'améliorer, en tenant un registre quotidien de leur état de santé et en s'engageant auprès de médecins, d'experts en santé et d'autres prestataires de services de santé ».
Adoni Conrad Quenum
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Les services d’e-santé sont en pleine croissance sur le continent. Ils constituent une alternative intéressante à cause du manque d’hôpitaux et de centres de santé dans certaines régions d’Afrique.
Mavimpy Care est une solution d’e-santé développée par une start-up congolaise. Elle permet aux utilisateurs d’accéder à plusieurs services de santé en ligne depuis sa plateforme web. La start-up, basée à Lubumbashi, a été fondée en 2020 par Gracien Kibala (photo, à gauche), Osée Badi et Lepetit Mashini.
« La genèse de mon entreprise et ce désir ardent d'entreprendre ont vu le jour, il y a quelques années. Lors de la recherche d'un médecin dentiste, pour me faire soigner. Un jour, par réflexe, je suis passé sur Google avec le mot-clé : dentiste RDC. A ma grande surprise, j'ai trouvé des résultats pour les médecins d'Amérique, d'Europe et d'ailleurs. Google m'a fait aussi sortir les noms des dentistes de l'Europe et d'autres pays. Mais aucun résultat pour la RDC », indique Gracien Kibala au média PataTech en février 2024.
Depuis sa plateforme web, il est possible de consulter un médecin en ligne, de chercher un hôpital ou un médecin dans une ville donnée. Pour accéder à l’un ou l’autre des services de la healthtech, il est indispensable de disposer d’un compte. Ainsi, il faudra fournir des informations telles que nom, prénom, adresse e-mail, numéro de téléphone et créer un mot de passe. Après cette étape, l’utilisateur peut utiliser les divers services de la healthtech dans les villes congolaises où c’est disponible.
La healthetch s’est également tourné vers l’intelligence artificielle pour améliorer ses services. Gracien Kibala affirme : « nous faisons notre entrée dans l'intelligence artificielle avec le bracelet connecté qui numérise le dossier médical. Nous personnalisons votre fiche santé. Nos bracelets connectés permettent de donner les informations sur votre santé, il suffit d'avoir un QR code, pour trouver les informations sur votre parcours médical ».
Par ailleurs, l’utilisateur peut retrouver sur la plateforme des articles partageant des astuces et des conseils pour mieux gérer différentes situations sanitaires et prévenir certains maux.
Adoni Conrad Quenum
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La healthtech est l'un des segments les plus prisés du secteur technologique. Les solutions émergent de part et d’autre pour faciliter le quotidien des populations africaines.
PharMap est une solution d’e-santé développée par une jeune pousse béninoise. Elle permet aux utilisateurs de trouver des médicaments en ligne et de les commander en moins d’une dizaine de minutes. La start-up a été fondée, entre autres, par Anourah Mazu en 2021. L’objectif est de simplifier l’accès aux médicaments de qualité en Afrique, en particulier au Bénin.
« En Afrique, un patient peut visiter plus de 15 différentes pharmacies avant de trouver un médicament urgent. Ceci mène à l’utilisation de médicaments contrefaits, à des complications médicales ou plus grave, à des décès. Nous créons le premier système vous permettant de trouver les pharmacies les plus proches qui ont les médicaments dont ils ont besoin », indique la jeune pousse.
Pour atteindre son objectif, PharMap mise sur son application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a été téléchargée plus de 10 000 fois, d’après les statistiques de Play Store, et sur l’application de messagerie instantanée WhatsApp. Sur son application, il faudrait, après téléchargement, créer un compte pour accéder aux services que sont « Trouver un médicament » et « Trouver une pharmacie ».
Le premier permet de vérifier la disponibilité d’un médicament et son prix dans les pharmacies les plus proches de la situation géographique de l’utilisateur. Il peut saisir le nom du médicament dans la zone de texte ou envoyer la photo de l’ordonnance. Le second service permet par contre de trouver les pharmacies dans une zone géographique donnée ou de trouver celles qui sont les plus proches de la situation géographique de l’utilisateur.
Il faut signaler qu’il est possible de passer commande du/des médicament(s) dans les pharmacies directement depuis l’interface de l’application. L’utilisateur pourra payer en ligne et passer à l’officine pour récupérer sa commande. En ce qui concerne le service de PharMap via WhatsApp, il faudra simplement enregistrer le numéro de la healthtech et envoyer sa requête par message. En quelques minutes, moins de dix selon la jeune pousse, l’utilisateur recevra une réponse à sa requête.
Adoni Conrad Quenum
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Entrepreneur technologique, il développe des solutions innovantes pour améliorer l’accès aux soins de santé. Son engagement envers la santé publique en Afrique a été maintes fois salué.
Brian Turyabagye (photo) est un entrepreneur technologique ougandais diplômé de l’université de Makerere où il a obtenu en 2023 un master en ingénierie des télécommunications. Egalement titulaire d’un master en administration des affaires obtenu en 2023 à la Valar Institute, il est un cofondateur et le président-directeur général de MamaOpe Medicals, une healthtech.
Fondée en 2017, MamaOpe Medicals veut faciliter l’accès à des soins de qualité, en particulier dans les régions à faibles ressources. Elle se concentre sur la détection et la gestion des infections respiratoires grâce à des outils numériques innovants.
Le dispositif médical développé par cette start-up permet la détection précoce des signes vitaux des maladies respiratoires, tels que la fréquence respiratoire, les anomalies pulmonaires et la fréquence cardiaque, en analysant les différentes positions des poumons. Intégrant une plateforme cloud, cet outil offre aux professionnels de santé un moyen simple et rapide de poser un diagnostic précis, améliorant ainsi les chances de traitement efficace des patients.
La carrière professionnelle de Brian Turyabagye a commencé en 2013 au sein de la Commission des communications de l’Ouganda où il était stagiaire. L’année suivante, il a également fait un stage à iLabs@MAK, un projet de recherche du College of Engineering, Design, Art and Technology.
Après son stage, iLabs@MAK l’a embauché en tant que chef d’équipe adjoint. En 2015, il y a été nommé consultant en développement de logiciel. Parallèlement, il a rejoint la NCBA Group, un groupe bancaire siégeant au Kenya, comme responsable des systèmes informatiques. Il y a travaillé jusqu’en 2018, avant de se consacrer entièrement à MamaOpe Medicals.
Reconnu pour sa contribution au développement du secteur médical, Turyabagye a reçu plusieurs distinctions, notamment le prix africain de l’innovation en ingénierie décernée par la Royal Academy of Engineering en 2016 et une mention parmi les innovateurs les plus brillants d’Afrique lors du Next Einstein Forum en 2018.
En 2022, MamaOpe a été récompensée lors du concours ISHOW Kenya de l’ASME (American Society of Mechanical Engineers), confirmant ainsi l’impact significatif de cette entreprise dans le domaine de la santé.
Melchior Koba
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Cette start-up tient son nom du savant algérien du XVIe siècle, Ibn Hamza Al-Maghribi. Elle veut améliorer la qualité des soins de santé et des pratiques médicales grâce à l’innovation et aux technologies web.
eTabib est une plateforme d’e-santé développée par la jeune pousse algérienne Ibn Hamza. Elle permet aux utilisateurs d’accéder aux soins de santé en ligne depuis une application mobile. La start-up, basée à Alger, a été fondée en 2016 par Mostefa Nabil. L’objectif de la healthtech est d’améliorer la qualité et la sécurité des soins, ainsi que les conditions de travail des professionnels de la santé.
L’application dispose d’une application mobile disponible dans l’AppGallery de Huawei et sur le Play Store d’Android où elle a déjà été téléchargée plus de 5 000 fois. L’utilisateur crée un compte avec ses informations personnelles et accède aux divers services de la plateforme. Il est possible de trouver un médecin et de se faire consulter en ligne ou encore de poser une question d’ordre médicale à un médecin ou un professionnel de santé.
La consultation en ligne a bien des avantages puisqu’elle permet d’économiser du temps et d’éviter les files d’attente. C’est le service principal de la healthtech puisque, lancée en 2020 pendant la Covid-19, elle offrait un avantage comparatif par rapport à la concurrence.
La plateforme intègre également une fonctionnalité de dossier médical en ligne. L’utilisateur, autrement dit le patient, dispose d’un dossier médical qui est tenu à jour en fonction des maux dont il a souffert. Il est ainsi plus aisé aux médecins de le prendre en charge plus efficacement lors de ses prochaines consultations. Cela permet aussi d’économiser sur les dépenses liées à la santé en évitant la duplication des analyses et des radiographies.
En ce qui concerne les médecins, ils peuvent rejoindre le réseau d’eTabib. Des généralistes aux différents spécialistes, la healthtech revendique plus de 40 000 médecins et cliniques sur tout le territoire algérien.
Adoni Conrad Quenum
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Elle veut combler le fossé sanitaire pour les femmes. Son leadership et l’impact de son entreprise lui a permis de recevoir quelques prix et distinctions.
Berabose Aline Joyce (photo) est une entrepreneure technologique rwandaise. Elle est une cofondatrice et la présidente-directrice générale de Luna, une start-up qui propose des services numériques de santé et de bien-être pour les femmes en Afrique.
Luna, telle que décrite par Berabose Aline Joyce en 2023, est « une plateforme communautaire sûre où les femmes peuvent avoir accès à des produits et services vérifiables et sûrs ». Fondée en 2022, elle permet aux femmes d’échanger anonymement avec d’autres femmes et des experts sur des sujets cruciaux tels que la santé mentale, la santé sexuelle et menstruelle, et la maternité. Son ambition est de faciliter l’accès des femmes à des spécialistes de la santé de confiance.
Les services principaux de Luna comprennent Luna Health, une plateforme de consultations avec des médecins vérifiés, et Luna Shop, une plateforme d’e-commerce proposant des produits essentiels à la santé et au bien-être des femmes.
Avant Luna, Berabose Aline Joyce a cofondé African Dream Movement en 2016, une organisation panafricaine axée sur le développement durable et le bien-être des populations. Elle y a occupé le poste de directrice des programmes jusqu’en 2019.
Berabose Aline Joyce est diplômée de la Kigali Independant University où elle obtient un bachelor en affaires et relations internationales en 2023. Elle est aussi titulaire d’un diplôme en études de genre, équité menstruelle, hygiène et gestion obtenu en 2021 à la Clinton Global Initiative University.
Sa carrière professionnelle a commencé en 2017 à l’AC Group Rwanda, un fournisseur de solutions informatiques intelligentes et interactives, où il était responsable marketing. En 2020, il devient consultant de l’incubateur Westerwelle Startup Haus Kigali powered by Evonik Stiftung. Son parcours professionnel varié l’a vue évoluer dans de divers domaines. En 2021, elle est nommée responsable de la stratégie de Right Venture Creative, une agence de création et de communication.
Parallèlement, elle travaille à Kunda Eco — Arts Space, une entreprise de création et de promotion d’objets d’art et d’artisanat recyclés au Rwanda, en tant que directrice générale. En 2022, elle est membre de Simbuka Technological Innovation, une entreprise sociale spécialisée dans les technologies et solutions en faveur de l’eau.
Reconnue pour son leadership exceptionnel, Berabose Aline Joyce a été citée parmi les 32 femmes changemakers du Rwanda en 2023 ; elle a remporté en 2024 le prestigieux prix Women in Leadership (WIL Award) dans la catégorie santé et bien-être.
Melchior Koba
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