L’Afrique reste la région du monde où les enjeux de santé sont les plus importants et critiques. Avec l’avancée de la technologie, les choses peuvent bien changer si les politiques adéquates sont mises en place.
Le Mobile World Congress 2023, tenu du 17 au 19 octobre à Kigali, a permis aux invités et participants de découvrir les dernières technologies de télécommunications mobiles et de discuter sur l’avenir du mobile en Afrique. C’était également l’occasion de mettre sur pied des initiatives tel que le Réseau africain de santé numérique (ADHN) lancé en marge du congrès.
Le nouveau réseau servira d'organisation faîtière afin d'agir comme une place de marché reliant les opérations de santé numérique et les politiques de mise en œuvre sur le continent.
In the thought-provoking #AHTS23 session, experts shed light on the pivotal role of the Africa Digital Health Network (ADHN) in enhancing life expectancy & driving economic vibrancy and inclusivity across Africa.#MWC23 pic.twitter.com/Elm5HoKpLy
— Africa HealthTech Summit - AHTS2023 (@AfricaHTSummit) October 19, 2023
« Nous espérons construire un réseau qui apportera toutes les innovations et unira les parties prenantes de la santé numérique à travers le continent. Fondamentalement, nous allons créer une sorte de marché où les acheteurs et les vendeurs de la santé numérique se rencontrent et nous espérons construire une plateforme technologique pour aider à faire tout cela », a déclaré Jean Philbert Nsengimana, conseiller principal en technologie des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC).
Selon les concepteurs du projet, le réseau sera une organisation à but non lucratif, mais il est prévu d'intégrer des investissements et des gouvernements pour assurer sa mise en œuvre, qui sera principalement axée sur l'amélioration du marché de la santé numérique. Au lancement, 150 membres issus de 43 pays de se sont inscrits aux niveaux individuel et institutionnel.
Le lancement du Réseau africain de santé numérique intervient au moment où le développement de l'e-santé est au cœur des préoccupations des gouvernements africains. Au Sénégal par exemple, l’exécutif a obtenu en juin un près de 50 millions $ de la Banque mondiale pour la numérisation de son système de santé.
Au Kenya, d’ici 2030, l’adoption généralisée d'outils numériques sélectionnés pourrait réduire les dépenses de santé de 400 millions USD jusqu'à 2,5 milliards USD selon le cabinet de conseil McKinsey & Company. Il est donc urgent de mettre en place un réseau permettant à tous les acteurs de fédérer leurs actions pour un avenir meilleur de la santé en Afrique grâce aux nouvelles technologies.
A en croire Brian O'Connor, président d’ECHAlliance, un Connecteur mondial pour la santé numérique, le Réseau permettra également de mettre en valeur les innovations numériques de l’Afrique dans le domaine de la santé et de lui assurer des partenaires mondiaux à un point de contact unique.
Samira Njoya
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Convaincue de la puissance de l’intelligence artificielle, elle l’utilise pour améliorer l’accès aux soins de santé et favoriser l’inclusion sociale. Son entreprise iZola met des thérapeutes à la disposition des enfants neurodivergents afin de leur permettre de devenir autonomes.
Wamuyu Owotoki (photo) est la cofondatrice et la présidente-directrice générale d’iZola, une plateforme thérapeutique qui allie santé et technologie.
Née et élevée au Kenya, Wamuyu Owotoki a fait ses études supérieures à l’université de Hambourg (Allemagne), où elle a obtenu un doctorat en chimie médicale. Elle est également titulaire d’un master en pharmacie obtenu à l’académie nationale de chimie et de pharmacie de Saint-Pétersbourg, en Russie.
Elle a fondé iZola, en 2022, avec son mari, Peter Owotoki, expert en intelligence artificielle. La plateforme offre un accès à des spécialistes, tels que les orthophonistes, les ergothérapeutes, les psychologues, les musicothérapeutes et les thérapeutes du jeu pédiatriques, offrant des thérapies personnalisées qui peuvent être accessibles à distance, facilitant l’apprentissage privé depuis chez soi.
iZola se concentre spécifiquement sur les personnes autistes et celles ayant d’autres besoins spéciaux. Elle dispose d’un système de diagnostic qui utilise l’IA pour détecter les effets précoces de l’autisme sur les enfants et recommander une thérapie spécialisée dont l’enfant aurait besoin pour fonctionner de manière autonome.
L’équipe derrière iZola est basée en Allemagne, au Kenya, en Afrique du Sud, en Finlande et en Suisse. Elle aide aujourd’hui plus de 160 enfants en thérapie et plus de 1 000 parents bénéficient de ses services. Le 25 septembre 2023, elle a été sélectionnée par Google parmi 30 start-up spécialisées dans l’IA qui changent l’avenir des soins de santé.
En plus d’iZola, le couple Owotoki a aussi fondé, en 2019, Vitafluence.ai, une entreprise de données, d’analyse et d’intelligence artificielle qui développe des solutions de santé. C’est d’ailleurs l’entreprise éditrice d’iZola. Elle a reçu une subvention de la fondation Bill & Melinda Gates pour accélérer la réaffectation et la découverte de médicaments pour les maladies infectieuses grâce à l’IA.
Avant de se consacrer à l’entrepreneuriat, Wamuyu Owotoki a aussi travaillé à l'Institut de pharmacie de l’université de Hambourg comme assistante de recherche entre 2003 et 2005.
Melchior Koba
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Les fonds annoncés par la Fondation Gates viennent s'ajouter aux financements en cours d'investissements pour le développement du secteur de la santé grâce à l’intelligence artificielle dans le monde.
La Fondation Bill & Melinda Gates a promis de décaisser 30 millions de dollars pour soutenir la mise sur pied d’une nouvelle plateforme d’intelligence artificielle pour l’Afrique. Le milliardaire américain Bill Gates (photo) l’a annoncé le mardi 10 octobre, lors de la réunion des « Grand Challenges » organisée cette année à Dakar au Sénégal.
Selon les donateurs, la plateforme permettra de fournir aux scientifiques et innovateurs africains le soutien technique et opérationnel dont ils ont besoin pour transformer des idées prometteuses en matière de santé et de développement en véritables solutions évolutives.
Il s’agit d’une étape visant à garantir que les avantages de l’IA soient pertinents, abordables et accessibles à tous et que ces outils essentiels soient développés à la fois de manière sûre, éthique et équitable.
« Le monde doit s’assurer que tout le monde – et pas seulement les personnes qui sont aisées – bénéficient de l’intelligence artificielle. Le gouvernement et la philanthropie devront jouer un rôle majeur pour s’assurer qu’elle réduit l’inégalité et n’y contribue pas. C’est la priorité de mon propre travail lié à l’IA », avait déclaré Bill Gates lors d’une interview en mars dernier.
Selon la Fondation, ce dernier investissement s'aligne sur son intérêt récent pour le financement de l'innovation technologique, en particulier en ce qui concerne l'IA, dans les pays à revenu faible et intermédiaire du monde. En août dernier, la Fondation avait annoncé qu'elle dépenserait 5 millions de dollars pour financer près de 50 projets d'IA dans lesdits pays.
Ces investissements visent à augmenter le financement dans le domaine de la R&D (recherche et développement) en santé dans le monde. L'objectif est de rendre le développement plus facile et plus rapide, et permettre la prochaine génération de percées scientifiques et technologiques pertinentes et accessibles à tous.
A en croire la Fondation, seulement 2 % du financement dans la R&D est consacré à des maladies touchant les populations les plus pauvres du monde.
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Il veut améliorer l’accès aux services de santé en Afrique. Avec Zinacare, il propose plus de 20 tests différents, allant des infections sexuellement transmissibles aux maladies chroniques, en passant par la Covid-19.
Philip Mngadi (photo) est un entrepreneur en série sud-africain avec une décennie d’expérience dans la construction de produits en Afrique et en Europe. Il est le fondateur et le président-directeur général de Zinacare, une entreprise qui révolutionne l’accès aux services de tests de santé essentiels en Afrique.
Philip Mngadi a commencé son parcours académique à l’University College Cork, où il a obtenu un bachelor en droit en 2017. Après ses études, il a travaillé pour Stripe en Irlande en tant que spécialiste de paiements avant de se lancer dans l’entrepreneuriat.
Fondée en 2020, Zinacare propose plus de 20 tests différents, allant des infections sexuellement transmissibles aux maladies chroniques, en passant par la Covid-19. Les clients peuvent commander les kits de test sur sa plateforme, ils leur sont livrés à domicile ou au bureau. Ils peuvent ensuite prélever eux-mêmes un échantillon et le renvoyer au laboratoire partenaire de Zinacare, qui leur fournit les résultats en ligne de manière sécurisée et confidentielle. L’entreprise offre également un service de consultation médicale, de prescription et de suivi après le test.
Sous la direction de Philip Mngadi, Zinacare a reçu l’accréditation du Health Professions Council of South Africa, du South African Health Products Regulatory Authority, du South African National Accreditation System et de l’International Organization for Standardization. En outre, l’entreprise a réussi à attirer plus de 20 000 clients en 2022 et est sur la bonne voie pour doubler ces chiffres en 2023.
En juin 2023, la start-up a été sélectionnée par Google pour faire partie de la cohorte annuelle du Black Founders Fund en Afrique. Elle a de plus rejoint la communauté mondiale de fondateurs et d’investisseurs dans le domaine de la santé de StartUp Health.
En plus de Zinacare, Philip Mngadi est aussi le fondateur Pago, une plateforme de micro-paiements mobiles à faible coût pour le secteur informel afin de permettre une économie inclusive en numérisant les envois de fonds grâce à l’utilisation de la technologie blockchain. L’entreprise a été incubée par l’initiative AlphaCode Incubate en 2018.
L’entrepreneur en série est également le fondateur, en 2019, de Tuma, une fintech qui permet aux utilisateurs de transférer des fonds depuis n’importe quel portefeuille d’argent instantané tel que eWallet, CashSend et Send-iMali, vers n’importe quel compte bancaire en Afrique du Sud.
Melchior Koba
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Il allie créativité et technologie pour améliorer la qualité de vie des personnes amputées. Grâce à ses prothèses, il a été cité par des magazines à de maintes reprises et a été récompensé par des institutions internationales.
Mohamed Dhaouafi (photo), un ingénieur tunisien, est le PDG de Cure Bionics, une entreprise qui développe des prothèses bioniques abordables. Né en Tunisie, il a obtenu un bachelor en ingénierie électronique et électrique à l’école nationale d’ingénieurs de Sousse en 2017. Il est également titulaire d’un master en gestion des organisations à but non lucratif obtenu en 2020 à la Tunis Business School.
Pendant ses études en ingénierie, il a découvert que l’un de ses coéquipiers avait un cousin sans membres supérieurs et ne pouvait pas se permettre des prothèses. C’est cela qui l’a inspiré à créer Cure Bionics en 2018. Conçus avec des matériaux biodégradables, les bras bioniques imprimés en 3D de Cure Bionics sont ajustables et sont dotés d’une batterie solaire.
Membre du Tunisian Talents United, un groupe engagé dans la transformation des jeunes Tunisiens brillants en grands leaders, il est aussi depuis juillet 2022 le PDG d’Ecobees, une start-up agritech qui développe des solutions IoT (Internet des objets) avec un laboratoire de ruches en Tunisie.
Il est aussi cofondateur d’Agaruw, une marque de mode respectueuse de l'environnement, ainsi qu'un marché en ligne pour les alternatives écologiques et durables dans le domaine de la mode. En 2017, il a aussi cofondé l’incubateur Zeta Hub, dont il a été le codirigeant jusqu’en 2018.
Mohamed Dhaouafi a reçu plusieurs distinctions pour son travail innovant. Il a fait partie du programme Africa Leader 2019 de la Fondation Obama. Il a également été distingué parmi les jeunes meilleurs innovateurs de moins de 35 ans par la prestigieuse Technology Review du Massachusetts Institute of Technology. Il fait aussi partie des lauréats du 30 Under 30 de Forbes au Moyen-Orient pour 2020 et des leaders de la prochaine génération du magazine Time.
Melchior Koba
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Alors que la healthtech a pu attirer environ 45 millions $ et a signé des partenariats stratégiques avec divers partenaires, elle se retrouve à prendre une décision difficile, 4 ans après sa création.
Depuis plusieurs jours, le site web de la start-up 54gene est inaccessible. Selon des sources proches de l'entreprise que cite le média nigerian Techcabal, la société est en cours de cessation d'activité. Le processus lancé en juillet 2023 est intervenu suite à des difficultés financières et des dissensions internes.
En début d’année 2023, la figure de proue de la healthtech spécialisée dans la recherche génomique, Abasi Ene-Obong, a présenté sa démission suite à des accusations de malversation financière. Même son remplaçant, Ron Chiarello, nommé président-directeur général en mars 2023, est finalement parti trois mois plus tard. Il déclarait d’ailleurs en juillet dernier que la société ne pouvait plus continuer à fonctionner financièrement.
Fondée en 2019 par Abasi Ene-Obong, Damilola Oni, Gatumi Aliyu et Ogochukwu Francis Osifo, 54gene avait une grande ambition : combler le fossé de la recherche génomique en Afrique dans le but de découvrir de nouvelles solutions de soins de santé pour les populations du continent et d’ascendance africaine. Des collaborations stratégiques ont d’ailleurs été initiées à cet effet.
En mai 2022, 54gene avait signé un protocole d’accord avec l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANSTS), le service de génétique humaine de la Faculté de médecine, de pharmacie et d'odonto-stomatologie de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. L’objectif de la collaboration était une meilleure compréhension des maladies héréditaires et un meilleur suivi médical des populations sénégalaises.
SEN-GENOME, une étude du patrimoine génétique des populations était prévue dès juillet 2022. Elle devait permettre de retracer l’histoire des populations sénégalaises et d’identifier des facteurs génétiques de risque des maladies telles que les cancers, les maladies cardiovasculaires, certaines maladies infectieuses et les maladies génétiques rares. Ses premiers résultats étaient annoncés pour décembre 2023.
La poursuite de cette recherche devrait finalement être menée par le Sénégal lui-même à moins qu’Abasi Ene-Obong, l’ancien président-directeur général de 54gene qui avait matérialisé cette coopération ne la récupère. Le 15 septembre, il a annoncé le lancement de sa nouvelle entreprise Syndicate Bio sur les réseaux sociaux. Cette société est aussi focalisée sur la recherche génomique et la médecine de précision.
Adoni Conrad Quenum
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L’accès aux médicaments n’est pas une sinécure dans certaines régions du continent. Les start-up opérant dans la distribution des produits pharmaceutiques sont des alternatives intéressantes pour les populations qui vivent dans ces régions.
Afia Pharma est une solution numérique développée par la firme rwandaise Afia Group Ltd. Elle permet aux utilisateurs de se procurer des produits pharmaceutiques en ligne depuis le confort de leur maison. La start-up, basée à Kigali, a été fondée en 2020 par Biganza Papy.
« Notre mission est de rendre les médicaments de qualité accessibles, disponibles et abordables pour des milliards de personnes à travers l'Afrique et de s'assurer que tout le monde a accès aux médicaments à tout moment et partout », peut-on lire sur la plateforme.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android depuis laquelle l’utilisateur peut effectuer ses transactions commerciales. Après téléchargement et création de son compte, il peut surfer sur la plateforme mobile pour découvrir les produits disponibles. Entre autres, on peut citer les antiviraux, les vitamines, les antipaludiques ou encore des anti-inflammatoires.
Pour commander sur Afia Pharma, il suffit de trouver le produit recherché, de l'ajouter au panier, de sélectionner l'option de livraison et de valider l'achat. Dans le cas où une ordonnance est obligatoire, il est possible de la téléverser sur la plateforme. Afia Pharma accepte la plupart des méthodes électroniques de paiement, telles que les cartes bancaires.
Pour aider les utilisateurs à ne pas oublier de prendre leurs médicaments, l'application propose une fonction de rappel. En 2023, la healthtech a été sélectionnée pour rejoindre la deuxième cohorte du programme panafricain Investing in Innovation (i3), entre autres soutenu par la Fondation Bill et Melinda Gates ou encore Microsoft. Toutes les start-up de la cohorte recevront 50 000 $ pour accélérer leur croissance sur le continent.
Adoni Conrad Quenum
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La plateforme « Expertise » qui promeut la santé numérique sur le continent et ses partenaires lancent un appel à candidatures pour la création d'un Comité d'experts en santé numérique pour l'Afrique (CEiSNA). Cette initiative réunit des acteurs du domaine de la santé numérique afin de développer des stratégies et des solutions innovantes pour l'avenir de la santé numérique en Afrique.
Les personnes physiques, start-up, entreprises, universités et établissements de santé impliqués dans ce secteur sont invités à participer. Les candidatures sont ouvertes jusqu'au 9 novembre à 23h59 GMT. Pour postuler, il suffit de remplir le formulaire ci dessous :
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSelFdig8DfT2cZHu_qmWWczE-FGUGko_XPqHF-7q1nvcMf_gA/viewform
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L’accès aux pharmacies et aux hôpitaux est difficile dans certaines parties du continent. Pour pallier ce problème, des solutions d’e-santé ont émergé.
Zendawa est une plateforme d’e-santé développée par une jeune pousse kényane. Elle permet aux utilisateurs d’accéder à des produits pharmaceutiques en ligne ou encore de prendre rendez-vous avec des médecins. La start-up, basée à Nakuru, a été fondée en 2022 par Wilfred Chege. L’objectif est de mettre en place des solutions durables dans le secteur des technologies de la santé.
La solution ne dispose pas d’une application mobile, il faut donc passer par un navigateur pour accéder à la plateforme web de Zendawa. L’utilisateur pourra ensuite découvrir tous les services proposés sans être obligé de créer un compte. Outre les services sus-cités, elle propose aux pharmaciens un service de gestion de la trésorerie et des stocks et un accès au fonds de roulement.
« Nous nous appuyons sur l'intelligence artificielle, basée sur les données de la suite numérique de nos pharmacies, pour établir des scores de crédit qui débloquent l'accès au capital pour nos pharmacies auprès de nos partenaires prêteurs », peut-on lire sur la plateforme.
Quant aux médecins, la healthtech a déployé une fonction qui leur permet de partager les dossiers médicaux des patients. « Nous fournissons à nos médecins une suite numérique intégrée à partir de laquelle ils peuvent partager les dossiers médicaux des patients et tirer parti de l'intelligence artificielle pour prendre des décisions éclairées en matière de soins », indique la plateforme.
En outre, la prise de rendez-vous aussi ne requiert pas la création d’un compte. Il suffit de cliquer sur le bouton « Make an appointment » et renseigner son nom, son adresse e-mail, son numéro, la date de rendez-vous ; puis rédiger un message pour expliquer son état de santé.
Par ailleurs, Zendawa a lancé un service de paiement différé pour faciliter les approvisionnements des pharmacies en cas de rupture de stocks. En 2023, elle est sélectionnée parmi les 29 start-up africaines qui participent à la deuxième cohorte d'Investing in Innovation (i3).
Adoni Conrad Quenum
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Après avoir sélectionnée 31 start-up pendant sa première cohorte, Investing in Innovation revient avec une nouvelle sélection de jeunes pousses africaines opérant dans les technologies de la santé, en particulier dans les chaînes d'approvisionnement en produits de santé.
Investing in Innovation (i3), une initiative panafricaine pour les start-up opérant dans la distribution de produits de soins de santé, a annoncé le mardi 19 septembre sa deuxième cohorte. Elle est composée de 29 start-up issues de dix pays africains et elles participeront les 14 et 15 novembre à l'événement annuel « Accès au Marché » qui se tiendra à Nairobi au Kenya.
« Les start-up sélectionnées reçoivent une subvention de 50 000 dollars et un soutien personnalisé en matière de préparation à l'investissement de la part des principaux accélérateurs tels que Villgro Africa, IMPACT Lab, Startupbootcamp Afritech et CcHUB, ainsi que la mise en relation avec des entreprises, des bailleurs de fonds et des gouvernements susceptibles d'être des clients potentiels de premier plan », indique le communiqué.
Il faut souligner que 38 % des jeunes pousses sélectionnées pour cette deuxième cohorte sont dirigées par des femmes et 17 % sont actives au sein de l'Afrique francophone, une région « moins attrayante » pour les investisseurs étrangers. Dans un contexte où les levées de fonds des start-up en Afrique sont au ralenti, ces divers programmes montrent que le secteur technologique africain est toujours attrayant.
Selon Kieran Daly, directeur des agences et fonds de santé mondiaux à la Fondation Bill & Melinda Gates, le programme, soutenu par la Fondation Bill & Melinda Gates et parrainé entre autres par Cencora ou encore Microsoft, complète les initiatives étatiques et internationales pour améliorer les résultats en matière de santé et renforcer les systèmes de santé locaux. Il aide à comprendre, à soutenir et à adopter des solutions technologiques qui émergent en Afrique, conjointement avec nos partenaires.
Adoni Conrad Quenum
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