Ymo, une fintech guinéenne fondée en 2020 par Barry Abdoulaye, a annoncé, mercredi 01 mars, via un communiqué de presse, la réussite d’un tour de table d’un montant de 3 millions d'euros. L’objectif de la jeune pousse est d’accélérer son développement et de favoriser l’inclusion financière de plus de 1 milliard de personnes sur le continent.
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Il a fondé une start-up de technologie financière pour permettre aux petites et moyennes entreprises de gérer de façon plus efficace leur comptabilité. Il a la confiance des investisseurs qui ont récemment financé son projet d’élargir son offre.
Mahmoud Moussa (photo) est un entrepreneur égyptien diplômé de l’université de Mansoura où il a obtenu un bachelor en génie mécanique en 2016. Il est le fondateur et le président-directeur général de Hollydesk, une start-up de technologie financière.
Fondée en 2020, Hollydesk permet aux entreprises de gérer leurs dépenses, d’automatiser les flux d’approbation et de générer des rapports pour analyser les schémas de dépenses. Depuis sa création, la start-up a déjà aidé des centaines d’entreprises à gagner du temps, à réduire la fraude et à gérer efficacement leurs dépenses.
Le 21 février 2023, l’entreprise a annoncé avoir levé 1 million de dollars en financement par emprunt auprès d’investisseurs anonymes pour aider davantage de petites et moyennes entreprises (PME) du pays à gérer et à suivre leurs dépenses quotidiennes.
« Notre mission est d’aider les petites et moyennes entreprises à se concentrer sur ce qu’elles font le mieux en rationalisant leurs processus de gestion des dépenses. Grâce à ce nouveau financement, nous pouvons étendre notre portée et aider encore plus d’entreprises en Egypte », a déclaré Mahmoud Moussa.
En 2013, Mahmoud Moussa et d’autres étudiants de l’université de Mansoura ont fondé Mansoura Motorsport pour partager leur passion pour l’ingénierie automobile, l’auto-apprentissage et la recherche. En 2014, il a cofondé Groot Workspace, un espace de coworking, dans la ville de Mansoura, qui vise à rassembler tous les potentiels humains et les expériences dans certains domaines.
Sa carrière professionnelle a, cependant, commencé en 2014 à elmenus.com, une plateforme de découverte et de commande de produits alimentaires, où il était spécialiste de l’approvisionnement. Entre 2014 et 2015, il était conservateur du marketing de TEDx Mansoura University, un programme d’événements locaux. En 2015, il a travaillé pour CUBE Egypt, une entreprise à croissance rapide axée sur le marché, en tant que spécialiste en marketing.
En 2017, il a rejoint l’entreprise événementielle Makers Faire Cairo en tant que Makers Hunter qui est un passionné de technologie qui joue le rôle de gestionnaire de la communauté. Entre 2016 et 2020, il était l’associé gérant de Fab Lab Mansoura. Parallèlement, il était le responsable du développement d'affaires de Fab Lab Egypt entre 2017 et 2019. Il était aussi de 2019 à 2020 le responsable marketing de Halan, une entreprise fintech égyptienne.
Melchior Koba
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Le problème de la sous bancarisation est inhérent au continent. Dans les marchés, de nombreux commerçants souffrent de cette situation et les firmes de technologies financières sont des alternatives crédibles pour régler ce problème.
Rouzo est une solution fintech développée par la jeune pousse nigériane Owafara Fintech Services. Elle permet aux petites entreprises d’accéder à des prêts via des portefeuilles numériques alimentés par des investisseurs individuels. La start-up, spécialisée dans le développement des solutions financières, a été fondée en 2019 par Tale Alimi. L'objectif de Rouzo est de donner à plus d'un million de petites entreprises en Afrique les moyens de financement et de soutien pour se développer, devenir autonome et ajouter de la valeur à l'économie.
« Rouzo est un marché de prêt qui permet aux particuliers et aux entreprises intelligents d'investir dans des portefeuilles qui prêtent aux micro et petites entreprises. Ils génèrent des rendements sains tout en contribuant à l'autonomisation des petites entreprises et à la promotion du développement économique », indique la plateforme.
La solution ne dispose pas d’application mobile. Il faudra se rendre sur son adresse web via un navigateur et s’inscrire pour avoir accès aux divers services proposés. Un particulier peut devenir investisseur en confiant ses fonds à la fintech. Celle-ci se chargera de les prêter à des taux intéressants aux micro et petites entreprises qui remplissent les conditions nécessaires d’obtention. Les fonds générés par ces prêts seront partagés entre la fintech et les particuliers ayant déposé leur argent.
Grâce à l’expertise d’Owafara, Rouzo peut faire aisément évaluer les entreprises qui souhaitent travailler avec elle. La fintech traite les entreprises créées par des femmes de façon particulière car a été elle-même fondée par une femme. « En tant qu'entreprise fondée par une femme, nous comprenons également comment les femmes se rapportent à la finance et nous nous engageons particulièrement à aider les femmes qui sont largement mal desservies à accéder à des prêts et à un soutien commercial pour se développer », peut-on lire sur la plateforme.
« Quatre-vingt pour cent de notre portefeuille de prêts actuel sont destinés à des femmes micro-entrepreneurs non bancarisés », a affirmé Tale Alimi en 2022. Rouzo revendique plus de 150 000 transactions effectuées et près de 5 milliards de nairas (environ 10,9 millions $) prêtés. En 2021, elle a fait partie des 16 entreprises ayant été sélectionnées dans la première cohorte du ShEquity Business Accelerator (SHEBA). En 2022, l’institution a aidé la jeune pousse à lever des fonds pour ses objectifs. Le montant de l’opération n’a pas été divulgué.
Adoni Conrad Quenum
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Dans son plan de développement 2022-2027, le gouvernement kényan a dévoilé de grands chantiers destinés à relever la croissance économique et sociale. Mais leur réalisation requiert une capacité financière conséquente que les autorités de Nairobi ont décidé d’acquérir en veillant sur le moindre centime dû à l’Etat.
La Kenya Revenue Authority (KRA), la direction des impôts du Kenya, a lancé un nouveau logiciel de contrôle fiscal. Le système de gestion des factures fiscales (eTIMS), dont le déploiement complet est prévu pour avril 2023, contribuera à mieux sécuriser les recettes fiscales.
Le nouveau système qui aidera à la lutte contre l’évasion fiscale contrôlera en temps réel aussi bien les transactions financières par téléphonie mobile que toutes les transactions soumises à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). « Le nouveau système améliorera le respect de la loi sur la TVA grâce à la transparence et à la visibilité des transactions soumises à la TVA. Ce système réduira également le champ des demandes fictives de TVA en amont », a confié George Obel, commissaire adjoint de la KRA, à The Standard Business.
Dans sa déclaration de politique budgétaire 2023, le gouvernement kényan cible 2 894, 9 milliards de shillings kényans (22,4 milliards USD) de recettes fiscales pour l’exercice 2023/24 et 3 231, 1 milliards pour 2024/25. L’argent lui permettra de financer un certain nombre de projets que le nouveau président de la République, William Ruto, a annoncé lors de sa prise de fonction, notamment le développement du système de santé, des infrastructures, de l’agriculture, le renforcement de l’offre de connectivité Internet à haut débit, l’accès au logement.
L'eTIMS est actuellement disponible en ligne via une plateforme web, à travers une application mobile sur Android, ainsi qu'une application pouvant s'intégrer aux systèmes de facturation qu'utilisent déjà les contribuables. La KRA exhorte tous les contribuables et les entreprises qui n’ont pas encore adopté le nouveau système à le faire sous peine d’amende.
Muriel Edjo
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MFS Africa, une fintech panafricaine de paiements numériques, a annoncé, vendredi 3 mars, la signature d’un partenariat avec l’américain Western Union. L’objectif de cet accord est de soutenir l’inclusion financière sur tout le continent en fournissant aux clients, aux entreprises et aux organisations du monde entier un accès à des options de paiement pratiques dans le but de favoriser une meilleure intégration entre le continent noir et le reste du monde.
Hollydesk, une fintech égyptienne spécialisée dans la gestion des dépenses, a annoncé, mardi 28 février, la réussite d’un tour de table d’un montant de 1 million $. La jeune pousse, fondée par Mahmoud Moussa en 2020, utilisera les fonds pour élargir son offre et aider plus de petites et moyennes entreprises à gagner du temps, à réduire la fraude et à mieux gérer leurs dépenses.
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Depuis quelques années, le secteur des fintech est en forte croissance en Egypte. Pour le développer davantage, les entreprises se mettent ensemble et créent des solutions innovantes bénéfiques pour le marché des paiements électroniques.
XPay, une fintech engagée dans la numérisation des services financiers réglementée et agréée par la Banque centrale d'Egypte, et Fawry, le principal fournisseur de solutions de paiements électroniques et de financement numérique en Egypte, ont signé le dimanche 5 mars un partenariat intégré visant à faciliter les paiements en fournissant divers services financiers.
« Nous sommes ravis de coopérer avec XPay et nous espérons les aider à répondre aux besoins des clients grâce à la technologie innovante que nous leur fournirons, en particulier le service "code de référence FawryPay" », a déclaré Bassem Lotfy, le responsable de l'acceptation chez Fawry.
En effet, le partenariat permettra de mettre en place le code de référence FawryPay et des services d'encaissement pour les clients et commerçants de XPay, sur le marché égyptien, leur permettant d’utiliser les derniers types de méthodes de paiement électronique afin d'améliorer leur qualité de vie et de faciliter le processus de gestion de leurs transactions financières.
En Egypte, le secteur des services financiers associés aux technologies accueille régulièrement de nouveaux arrivants tels que Xpay, une start-up lancée en 2018 dans le but de renforcer l'autonomisation financière des partenaires particuliers et entreprises en les aidant à planifier et à gérer leurs finances grâce à une variété de solutions numériques.
Ainsi, en s’associant à Xpay, la licorne Fawry qui cumule déjà 14 ans sur le marché, ambitionne de poursuivre sa stratégie visant à consolider les principes d'inclusion financière et à diffuser la culture du paiement électronique dans les transactions financières.
De ce fait, la coopération entre les deux parties contribuera à la construction d'une société sans numéraire dotée de diverses solutions et options technologiques. Elle s’inscrit dans la vision de l’exécutif egyptien qui œuvre pour la transformation numérique de l’Egypte à l’horizon 2030.
Samira Njoya
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Elle est une cheffe d’entreprise experte dans la finance et dans l’investissement cryptographique. A la tête de Binance en Afrique francophone, elle travaille pour la démocratisation de l’accès aux cryptoactifs et à la blockchain sur le continent.
Carine Dikambi (photo) est la responsable de Binance en Afrique francophone. Nommée en juin 2021, la Camerounaise a pour rôle de définir, de lancer et de diriger les plans d’expansion, les opérations et les partenariats de la société de cryptomonnaie en Afrique francophone.
« Binance est une place de marché numérique (une bourse) où les gens peuvent venir acheter des cryptos contre d’autres actifs. En plus d’être une place d’échange des cryptos (la plus importante au monde en volume), Binance est un écosystème blockchain et un fournisseur d’infrastructures de cryptomonnaies avec une suite de produits financiers et nous continuons de construire des facettes essentielles de l’écosystème blockchain et de contribuer au développement d’une infrastructure industrielle plus large », a expliqué Carine Dikambi en 2022.
Née et ayant grandi en France, Carine Dikambi a un bachelor en banque et finance obtenu à la faculté des sciences humaines et sociales de l’université Paris Descartes. Elle est également titulaire d’un master en sciences de gestion obtenu à l’université Paris-Sorbonne. Diplômée de l’université de New York où elle a obtenu un certificat post-gradué en gestion des risques financiers, elle a commencé à investir dans la cryptomonnaie en 2016.
C’est en 2020 qu’elle revient s’installer au Cameroun dans le but de mettre au service de l’Afrique son expertise en finance digitale. Ayant passé 15 ans aux Etats-Unis, elle a travaillé pour la Société Générale Corporate and Investment Banking de 2010 à 2011 en tant qu’associée.
En 2011, elle devient au sein de la banque Citi, la vice-présidente du groupe des clients institutionnels. En 2013, elle est nommée directrice du service de gestion du risque et de l’information de la fintech American Express. En 2016, elle est promue au poste de directrice de la société. Elle y travaille jusqu’en 2021, année pendant laquelle elle a rejoint Binance.
Mentor pour l’événement Paris Startup Weekend sur l’Internet des objets (IoT) et la blockchain depuis 2018, Carine Dikambi a reçu en 2010 le SGCIB Leadership Development Program Class. En 2015, elle a été récompensée du prix Rookie of the Year à American Express.
Melchior Koba
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Taly, une nouvelle solution numérique de paiement et de collecte, a été lancée le mercredi 1er mars en Egypte.
Selon un communiqué de la société, Taly offrira une solution numérique complète pour l'acceptation et le recouvrement instantanés des paiements, permettant aux entreprises et aux commerçants de gérer, contrôler et régler tous leurs paiements instantanément grâce à des solutions numériques adaptées à tous les segments, augmentant ainsi leur rentabilité.
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Elle est une entrepreneure sociale avec de l’expérience dans la banque de détail, la microfinance, la finance agricole et l’agrobusiness. Avec son équipe, elle promeut l’inclusion financière en aidant les entreprises à accéder plus facilement au financement.
Vwanganji Amatende-Bowa (photo) est une entrepreneure zambienne. Elle est titulaire d’un bachelor en études du développement obtenu en 2005 à l’université de Zambie où elle poursuit actuellement un master en études sur le genre, les minorités ethniques et culturelles, les groupes. Titulaire d’un certificat en monnaie digitale obtenu en 2017 à la Digital Frontiers Institute, elle a fondé et dirige l’entreprise Mighty Finance Solution Limited.
Fondée en 2020, Mighty Finance Solution Limited est une entreprise fintech qui fournit des services de prêt à la consommation en ligne aux micro, petites et moyennes entreprises, sur les marchés émergents, avec des solutions de crédit et financières transparentes utilisant l’intelligence artificielle. Elle propose des prêts à la consommation, des remboursements de prêts par prélèvement automatique et des approbations de prêts sur demande.
La mission que s’est fixée l’entreprise est de servir les petites et moyennes entreprises zambiennes qui n’ont pas accès aux fonds nécessaires pour développer leur activité. Elle est déterminée à tirer parti de ses outils automatisés de souscription et d’évaluation du crédit pour créer une Afrique plus équitable sur le plan financier.
En février 2023, Mighty Finance Solution a été sélectionnée pour participer à la prochaine étape du programme MultiChoice Africa Accelerator. Cette étape est la participation des 11 start-up sélectionnées à un camp d’entraînement à Lusaka, en Zambie, afin d’en apprendre davantage sur la manière de façonner leur histoire pour les investisseurs internationaux et de se préparer à la présentation à Dubaï.
Ravi d’avoir été choisie, Vwanganji Amatende-Bowa a déclaré sur son compte LinkedIn : « je suis reconnaissant à Dieu de m’avoir donné l’occasion d’être sélectionnée comme finaliste pour la Zambie et parmi les 11 start-up de toute l’Afrique participant à l’accélérateur du Fonds d’innovation MultiChoice pour faire un pitch à Dubaï. Merci à mon équipe inébranlable pour son soutien et tout ce que vous faites. J’aime le fait que nous aimons ce que nous faisons et que nous prenons beaucoup de plaisir à le faire ».
La carrière professionnelle de Vwanganji Amatende-Bowa a commencé en 2007 à Barclays Bank où elle était conseillère à la clientèle. En parallèle, elle a dirigé l’entreprise d’Agrobusiness VENT Limited entre 2008 et 2014. En 2015, elle a rejoint la succursale de Neon & General Signs à Ndola au poste de directrice.
En 2017, elle est embauchée comme consultante en matière de diversité des genres et de handicap et de l’inclusion financière des femmes au sein de l’organisation zambienne pour l’inclusion financière de tous Financial Sector Deepening Zambia (FSDZ). En 2018, elle pose ses valises au Bureau des affaires étrangères du Commonwealth et du développement Asie-Pacifique où elle occupe le poste d’agent du service étranger.
Pour Mighty Finance Solution Limited, elle a reçu le WIA Africa Philanthropy 2018 qui récompense l’entrepreneure Fintech en herbe de l’année en Afrique subsaharienne. Elle a également reçu en 2019 et en 2020 le Consular Excellence Award pour son travail au Bureau des affaires étrangères du Commonwealth et du développement Asie-Pacifique. En 2022, elle a fait partie du top 12 de la deuxième cohorte du Standard Chartered Women in Tech organisé par BongoHive Innovation & Technology Hub.
Melchior Koba
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