Elle est une testeuse et une développeuse de logiciels passionnée par l’utilisation des nouvelles technologies pour résoudre les problèmes sociaux. Avec son projet Smart Ikigega, elle contribue à l’inclusion numérique des agriculteurs.
Joselyne Nisingizwe (photo) est une développeuse de logiciels originaire du Rwanda. Titulaire de plusieurs certifications comme le certificat en développement logiciel et celui en hacking éthique octroyés respectivement par Ida Technology et Udemy en 2021, elle est la fondatrice de Stand For Them.
Fondée en 2019, Stand For Them est une entreprise technologique qui fait de l’inclusion numérique de tous les Africains sa mission. L’entreprise a développé la plateforme Smart Ikigega qui aide les agriculteurs à accéder à leurs données de récolte et de vente directement sur leur téléphone.
Smart Ikigega permettra aussi aux agriculteurs d’être payés en vendant leurs récoltes et de recevoir de l’argent. De plus, les membres du système pourront demander des prêts directement sur leur téléphone en fonction de la quantité de récolte qu’ils effectuent à un moment donné.
Pour l’innovation qu’apporte la technologie de Smart Ikigega, le projet a été sélectionné par Google parmi les start-up fondées par des femmes qui participeront au programme Google for Startups Accelerator Africa : Women Founders Cohort. Les 15 fondatrices sélectionnées, dont Joselyne Nisingizwe, recevront une formation commerciale et technique ainsi que des opportunités de mentorat et de mise en réseau des investissements, ce qui leur permettra de renforcer leur capacité dans le domaine des affaires.
La carrière professionnelle de Joselyne Nisingizwe a commencé en 2014 à Imbuto Fondation, une organisation sociale à but non lucratif, où elle a travaillé comme mentor. Elle a ensuite fait un stage de 9 mois en développement d’application à Ida Technology entre juin 2020 et février 2021. De janvier 2021 à janvier 2023, elle était testeuse de l’assurance qualité des logiciels chez Muraho Technology, une société d’assurance qualité et de test de logiciels.
D’avril à juin 2021, elle travaillait chez Bunga Bunga Ubutaka, une plateforme de services pour tracteurs au Rwanda, comme analyste de données. Entre octobre 2021 et février 2022, elle était ambassadrice de communauté à Impact Toolbox, un incubateur d’idées numériques.
Melchior Koba
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Infirmier de formation, il se lance dans l’entrepreneuriat dans le but de résoudre des problèmes d’ordre social. Il a déjà fondé deux entreprises et la plus jeune permet aux populations mal desservies par les institutions bancaires d’accroître leur solvabilité.
Joseph Ezekwem (photo) est un entrepreneur nigérian, un chef d’entreprise et un infirmier diplômé du College of Nursing (Our Lady of Mercy Hospital) en 2009. Egalement diplômé de la Western Governors University en 2018, il est le fondateur et le président-directeur général de la start-up de technologie financière Ruubby.
Lancée au public 1er février 2023 au Nigeria, la fintech Ruubby a été mise en place pour encourager les citoyens à soumettre activement leurs données financières lorsqu’ils font des achats. C’est une place de marché financière qui permet aux utilisateurs de construire ou d’améliorer leur score de crédit, ce qui leur permet d’accéder à de meilleurs produits financiers et d’accroître leur solvabilité.
La start-up fournit également une plateforme pour les propriétaires d’entreprises qui permet à ces derniers de disposer d’une boutique en ligne pour vendre aux clients actuels et futurs et avoir accès à un service clientèle. La plateforme dispose d'un outil de gestion d’entreprise.
« Nous voulons donner la possibilité aux magasins locaux d’avoir leurs boutiques sur notre plateforme et de pouvoir vendre à n’importe qui dans n’importe quel Etat du Nigeria. Notre principale préoccupation est de mettre en place l’infrastructure et de rechercher le bon partenariat pour faire de cette entreprise un succès. Nos équipes travaillent sans relâche pour y parvenir, et je suis très fier d’elles », a déclaré Joseph Ezekwem en février 2023.
Joseph Ezekwem est également le fondateur et le président-directeur général de Roland Health. Fondée en octobre 2022, cette dernière est une plateforme de marché en ligne pour les services de soins à domicile. Ayant des soignants comme partenaires, Roland Health permet à ces derniers de disposer de leurs propres services de soins à domicile ; il permet également aux utilisateurs de la plateforme qui recherchent un agent de santé d’embaucher directement sur le site web ou l’application de la start-up.
En 2021, Joseph Ezekwem était un infirmier exerçant au Favorite Healthcare Staffing aux Etats-Unis. Entre février et avril 2022, il a travaillé comme infirmier à Baylor Scott & White Health. En mai 2022, il a été nommé président-directeur général d’Umpayas, une place de marché pair-à-pair (P2P) pour des services tels que la location de voitures, la livraison de colis, la livraison de nourriture, le bureau virtuel, etc. Il y travaille durant 4 mois.
Melchior Koba
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Lundi 13 mars, la Banque centrale d’Afrique du Sud a officiellement lancé PayShap, un service de paiement numérique interbancaire qui permet aux Sud-Africains d'accéder à des paiements instantanés en temps réel entre plusieurs banques.
Le service PayShap est issu d'une collaboration entre Bankserv, une chambre de compensation détenue par les banques commerciales sud-africaines, et la South Africa Reserve Bank (SARB). Le nouveau service vise à moderniser le système de paiement national et soutenir l'inclusion financière.
Today marked the launch of PayShap, SA's first low value, real-time digital payments service. PayShap is an industry initiative, responding to the SARB’s Vision 2025 to modernise the national payment system & support financial inclusion. Click here: https://t.co/0KgnwfDaRN
— SA Reserve Bank (@SAReserveBank) March 13, 2023
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Mardi 7 mars, le créateur de start-up Mstudio a officiellement lancé ses activités à Abidjan en Côte d’Ivoire. L’objectif est d’aider les meilleurs tech entrepreneurs de la région ouest-africaine, dans le but d’avoir 30 start-up d’envergure dans la région, à l’horizon 2026.
« Sur les 10,1 milliards de dollars de levées de fonds sur l’ensemble du continent, entre 2021 et 2023, les start-up d’Afrique de l’Ouest francophone n’ont contribué qu’à hauteur de 60,7 millions de dollars, seulement, soit 0,6% de levées de fonds. Pire, en Afrique francophone, seules 10 start-up de l’UEMOA ont réalisé des levées de fonds d’au moins 1 million de dollars en 2022 », révèle Cédric Mangaud, cofondateur et Ceo de Mstudio.
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Alors que le taux de bancarisation en Afrique subsaharienne est très faible, une fintech guinéenne veut développer des solutions simples et accessibles à tous les citoyens du continent, une alternative idoine aux services financiers traditionnels.
Ymo est une solution fintech développée par une jeune pousse guinéenne. Elle permet aux Africains et aux membres de la diaspora d’envoyer et de recevoir de l’argent dans plusieurs pays d’Afrique et d’Europe. La fintech a été fondée en 2019 par Barry Abdoulaye. Elle a récemment levé 3 millions d’euros pour accélérer sa croissance sur le continent noir.
Grâce à son application mobile accessible sur iOS et sur Android, l’utilisateur peut effectuer toutes ses opérations de transfert d’argent. Il suffit de créer un compte après téléchargement de l’application. Après cette étape, vous pouvez ajouter des bénéficiaires sur votre compte afin de faciliter les transferts au moment opportun. Il faudrait renseigner le nom et prénom de la personne et son numéro de téléphone.
« Ymo est une réponse aux attentes de nos compatriotes guinéens qui vivent dans les pays à l’étranger ou qui résident dans le pays, en Guinée. Il faut le rappeler, la diaspora africaine est le premier bailleur de fonds du continent africain. Or, pour nous encore en 2022, il est très compliqué d’envoyer de l’argent à nos parents. Voyez-vous c’est une première réponse à cette problématique que nous avons apportée avec la société Ymo », a indiqué Abdoulaye Barry en 2022.
Outre les transferts de fonds, Ymo permet de payer aisément ses courses ou encore de régler ses factures. La fintech dispose de plus de 5 000 points relais et de plus de 500 000 utilisateurs dans plus d’une trentaine de pays d’Afrique et d’Europe. La version Android de son application mobile a déjà été téléchargée plus de 50 000 fois d’après les statistiques de Play Store. Elle prévoit de s’implanter sur tout le continent dans le but de favoriser l’inclusion financière de plus de 1 milliard de personnes.
Adoni Conrad Quenum
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La firme panafricaine de capital risque EchoVC a annoncé le lancement d’un fonds spécial de 8 millions $, nommé EchoVC Chain, pour les start-up blockchain en Afrique. L’argent sera investi dans les jeunes pousses qui prouvent l'utilité des produits de la blockchain et résolvent certains des défis urgents du continent.
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La fintech égyptienne Paymob et la plateforme de streaming vidéo arabe Shahid ont annoncé le jeudi 9 mars la signature d’un accord permettant aux utilisateurs de payer leur services par portefeuilles électroniques.
Grâce à ce partenariat, Shahid qui n'acceptait auparavant que les paiements par carte de crédit en Egypte, devient l'un des premiers services de vidéo à la demande par abonnement (SVOD) du marché à offrir à ses abonnés des options de paiement par porte-monnaie électronique en Egypte.
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En tant qu’entrepreneur en série, elle a déjà développé quatre entreprises. Sa dernière start-up aide ses utilisateurs à mieux gérer leurs finances, à obtenir des conseils financiers personnalisés et à accéder à des prêts.
Lilian Makoi Rabi (photo) est une entrepreneure en série tanzanienne diplômée de l’université de Mzumbe, où elle a obtenu en 2003 un bachelor en gestion des ressources humaines, et de la University of Dar es Salaam Business School (UDSM) où elle a obtenu un master en commerce international en 2014. Elle est une cofondatrice et la présidente-directrice générale de MipangoApp.
Fondé en 2019, MipangoApp est un logiciel d’analyse de données financières, d’éducation, de gestion de l’argent et de recommandations pour les institutions financières, basé sur l’intelligence artificielle. C'est aussi un robot-conseil pour les non-bancarisés. Mis à la disposition des institutions financières, il fournit des options de portefeuilles multiples et de transfert entre portefeuilles.
A travers le logiciel, les clients des institutions financières qui en font usage sont capables de recevoir des recommandations d’investissement basées sur leur profil, de visualiser une analyse des dépenses et revenus, de suivre les dépenses effectuées à partir d’argent liquide, d’argent mobile et d’autres portefeuilles. Il permet aussi de recevoir des prédictions et recommandations sur les futurs produits financiers (assurance, pension, frais de scolarité, etc.) et des conseils financiers grâce à l’IA.
« Plus de 50 % des adultes tanzaniens ne suivent pas leurs dépenses et n’ont pas d’objectifs financiers », a déclaré Lilian Makoi en 2020. Elle a ajouté que « l’application aidera le consommateur à recevoir des conseils financiers gratuits, à suivre ses différents revenus, à suivre toutes ses dépenses en déplacement, à gérer ses prêts et ses dettes et à accéder à des opportunités d’investissement pertinentes ».
L’entreprise a été sélectionnée, le 8 mars 2023 par Google, parmi les 15 start-up fondées par des femmes qui participeront au programme Google for Startups Accelerator Africa : Women Founders Cohort. En janvier, elle avait déjà été sélectionnée parmi les 20 start-up en compétition pour 10 places dans la cohorte 3 de l’accélérateur Africa Startup Initiative Program.
Lilian Makoi est actuellement une associée fondatrice de RABISOLA, un fournisseur de lampadaires solaires LED, d’accessoires, de services d’installation et de réparation en Afrique de l’Est. Elle est une stratège au service d’African Bows, une entreprise de mode et d’habillement, et de Kids Finance with Tracy Ltd, une entreprise qui enseigne aux enfants l’éducation financière.
Elle est cofondatrice de Stripes n’ Signs, une entreprise spécialiste du marquage et de la signalisation routiers en Afrique de l’Est et en Afrique centrale, en 2012, de Jamii Africa, une entreprise de micro-assurance santé mobile, en 2016, et de FroKid Technologies Ltd, une entreprise conceptrice de tablettes et de systèmes d’exploitation pour les enfants âgés entre 5 et 17 ans, en 2019.
Sa carrière professionnelle a commencé en 2010 à Spice VAS Africa Pte Ltd, une société de services aux entreprises, de télécommunications et de radio mobile, en tant que gestionnaire de contenu. Lilian Makoi a également été gestionnaire des comptes commerciaux de l’entreprise. En 2012, elle devient responsable du développement des affaires en Tanzanie de OnMobile Global Limited, une entreprise indienne de divertissement mobile.
En 2014, elle est embauchée par Flytxt, une entreprise qui utilise l’IA au service de la maximisation de la valeur de la durée de vie du client, en tant que cadre supérieur des opérations de marketing auprès d’Airtel Tanzanie. Il occupe le même poste à Airtel Rwanda, entre août et novembre 2015, et à Airtel Malawi de novembre 2015 à juin 2017. En 2018, il rejoint la société de communication Squad Digital au poste de responsable de l’activité numérique.
En 2016, le Forum économique mondial a désigné Lilian Makoi comme la femme la plus innovante dans le domaine de la technologie en Afrique.
Melchior Koba
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Le premier incubateur insurtech au Rwanda, organisé par la compagnie de réassurance PTA (ZEP-RE) en partenariat avec l'ONG Westerwelle Startup Haus, sélectionnera 25 start-up pour un Hackathon Insurtech le mois prochain, et cinq équipes par la suite pour rejoindre un programme d'incubation de six mois.
Le programme s'intéresse particulièrement aux start-up dans les domaines de la fintech, de l'agritech, de l'e-santé, de la legaltech, de la climate tech et des solutions basées sur la blockchain.
Les candidatures sont ouvertes ici jusqu'au 15 mars.
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Depuis 2019,la transformation numérique est au cœur de l’agenda de développement du Cap-Vert à l’horizon 2030. Tous les secteurs sont touchés, y compris les finances.
La République du Cap-Vert élabore une législation pour l’établissement et l’activité des banques numériques dans le pays. Un projet de loi y afférent sera discuté et voté lors de la session parlementaire ordinaire prévue du mercredi 8 au vendredi 10 mars.
Selon le préambule du projet de loi du gouvernement, « les entités qui ont l'intention d'exercer des activités avec des actifs virtuels, sur le territoire national, seront soumises au respect des devoirs et obligations préventifs prescrits dans la législation qui établit des mesures de prévention et de répression du délit de blanchiment d'argent, de biens, de droits et de valeurs, ainsi que des obligations prescrites dans la législation qui établit des mesures de nature préventive et répressive contre le terrorisme et son financement, et d'autres réglementations applicables », précise le projet de loi.
Au Cap-Vert, sept banques opèrent avec une licence commerciale générale, employant près de 1 300 travailleurs. Elles ont enregistré des bénéfices historiques de 42,5 millions d'euros en 2022, en hausse de 26,5 % par rapport à l'année précédente, selon des données provisoires de la Banque centrale communiquées fin février par l’agence de presse portugaise Lusa.
Ainsi selon le gouvernement, les banques numériques, dont les modèles d'affaires sont basés sur la technologie, pourraient apporter de nombreux avantages au système financier cap-verdien, à savoir l'augmentation de la concurrence dans le système, en élargissant l'offre de produits et de services grâce à l'utilisation de ressources technologiques plus avancées et spécialisées, mais aussi l'accès au financement pour les petites et moyennes entreprises.
La loi permettra également de rendre les processus de financement plus rapides et plus efficaces et de réduire les taux d'intérêt applicables aux opérations de crédit.
Samira Njoya
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