L’accès au financement demeure l’une des difficultés auxquelles les start-up sont confrontées, en particulier en Afrique et au Moyen-Orient. Leur soutien stimule l'innovation, crée des emplois et dynamise l'économie numérique régionale.

Orange Ventures, l’entité de capital-risque du groupe Orange, et Digital Africa une initiative panafricaine qui soutient les entreprises africaines en phase de démarrage ont signé, le jeudi 23 mai, un accord de partenariat en marge du salon  technologique Vivatech qui se tient à Paris. L’initiative vise à co-investir dans des start-up issues du réseau Orange digital centers (ODC) en Afrique et au Moyen-Orient.

« Les Orange Digital Centers sont de véritables catalyseurs d'innovation où les idées prennent forme et où les rêves deviennent réalité. En associant nos forces avec Orange Ventures et Digital Africa, nous donnons aux start-up africaines les moyens de prospérer et de laisser leur empreinte dans un monde numérique en pleine expansion », a déclaré Asma Ennaifer (photo, à gauche), directrice exécutive RSE, communication et du programme Orange Digital Center d’Orange Afrique et Moyen-Orient.

Le partenariat s'inscrit dans l'engagement résolu d’Orange Ventures et de Digital Africa à intensifier leurs investissements dans les start-up accélérées par le réseau ODC. Il consolide également l'accord stratégique conclu en juin 2023 entre Orange et Digital Africa, visant à faciliter le financement et l'accompagnement des start-up du réseau ODC.

Dans le cadre de la collaboration, les partenaires pourront désormais doubler les fonds engagés par l'une des deux parties, grâce à une instruction conjointe des dossiers de candidature et à une possibilité de financement commun, via Fuzé, un dispositif d’investissement mis en œuvre par Digital Africa. Cette nouvelle étape, impliquant Orange Ventures, devrait permettre de soutenir un nombre croissant d’entrepreneurs africains du réseau ODC dès les premières phases de leur développement, en leur offrant un financement et un accompagnement complets.

La précédente collaboration a permis dès la première année de financer cinq start-up du réseau ODC. Chacune d'elles a reçu des financements allant jusqu'à 50 000 euros dans le cadre du programme Fuzé de Digital Africa.

Samira Njoya

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Dans le but de faciliter le quotidien des populations, en l’occurrence pour la prise en charge des maladies ou des sinistres, un tech entrepreneur a mis en place une solution insurtech.

Casava est une solution insurtech développée par une jeune pousse nigériane. Elle permet aux utilisateurs d’accéder à des polices d’assurance en ligne. La start-up, basée à Lagos, a été fondée en 2016 par Bode Pedro. En février 2022, elle a levé un montant de 4 millions pour améliorer sa technologie et développer ses activités dans le but de fournir une assurance abordable aux Nigérians et aux autres Africains.

S’exprimant en 2022 sur les raisons qui ont poussé son entreprise de capital-risque à investir dans l’insurtech nigériane, Avi Eyal, associé général chez Entrée Capital, a indiqué : « l'équipe de Casava a développé un produit unique et perturbateur qui, selon nous, a le potentiel de transformer le marché de l'assurance en Afrique. Nous avons confiance en l'équipe de Casava qui a tout ce qu'il faut pour devenir des leaders dans ce domaine ».

La solution ne dispose pas d’une application mobile. Il faut passer par le navigateur et se rendre sur la plateforme web de Casava pour accéder aux différents services. La jeune pousse dispose de deux services pour les particuliers que sont Health Insurance et Health Cash. Le premier est une assurance maladie qui permet d’avoir des soins dans plus de 400 hôpitaux partenaires de Casava. Des soins dentaires aux opérations chirurgicales, Health Insurance prend en charge une large variété de maladies. Quant à Health Cash, c’est un service qui permet à l’utilisateur de se faire rembourser les frais de santé à chaque fois qu’il reçoit des soins de santé en raison d'un accident.

En ce qui concerne les entreprises, l’insurtech propose également deux principaux services que sont Credit Life et Business Gro. Le premier « couvre votre entreprise contre le fardeau financier d'une tragédie soudaine à laquelle sont confrontés les emprunteurs. Nous vous remboursons ce qu'ils doivent ». Business Gro, par contre, permet d’accéder aux prêts commerciaux ou encore aux diverses assurances pour entreprises.

Adoni Conrad Quenum

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Glint Ventures, une société égyptienne de conseil et d’investissement, a annoncé le lundi 13 mai la première clôture de Glint Fund II, son deuxième fonds de capital-risque, à hauteur de 3 millions $. L’objectif est de soutenir les start-up égyptiennes avec des enveloppes allant de 250 000 $ à 500 000 $.

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OpenseedVC, une entité basée au Royaume-uni qui soutient les entreprises technologiques en Afrique et en Europe, a annoncé le lundi 20 mai la clôture de son premier fonds d’amorçage à 10 millions $. L’entité utilisera les fonds pour soutenir les start-up en Afrique et en Europe opérant dans l’e-commerce, la fintech, la healthtech, la productivité, etc.

« Notre thèse est qu'en soutenant des opérateurs expérimentés dès le début de leur parcours avec le bon capital et le soutien d'opérateurs pairs, vous pouvez construire un portefeuille diversifié qui génère des rendements incroyables pour les investisseurs et fournit un soutien crucial aux opérateurs ambitieux lorsqu'ils en ont le plus besoin », a indiqué Maria Rotilu (photo), fondatrice d’OpenseedVC.

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Malgré leur importance dans le tissu entrepreneurial et leur rôle moteur en matière de développement économique, les PME d’Afrique subsaharienne souffrent d’un accès très limité aux financements formels.

Proxtera, une entreprise de technologie financière basée à Singapour, a annoncé le mercredi 15 mai la conclusion d'un partenariat avec la Banque de développement du Ghana (DBG). C'était en marge du sommet 3iAfrica qui s’est tenu à Accra. Ce partenariat vise à mettre en place une plateforme numérique dotée de 100 millions de dollars pour octroyer des prêts aux petites et moyennes entreprises (PME) du Ghana.

Kwamina Duker, directeur général de la DBG, a souligné que cette plateforme permettra de rendre le processus d'obtention de prêts beaucoup plus rapide et efficace, contribuant ainsi à réduire la prime de risque du taux d'intérêt appliqué aux PME au fil du temps. « Si aujourd'hui, il faut environ trois à six mois pour obtenir un prêt, avec une énorme quantité de documentation, et que nous pouvons réduire cela à un délai de traitement littéralement en temps réel de 24 heures... alors nous pouvons apprécier les avantages de la numérisation », a-t-il déclaré.

Dans le cadre de ce partenariat, la DBG, via la plateforme numérique Proxtera, offrira aux PME bénéficiaires des prêts pour la croissance et l'expansion. Les PME éligibles doivent être détenues par des citoyens ghanéens et opérer dans le pays, avec un plan financier bancable, notamment dans des secteurs clés tels que l'agriculture, l'industrie manufacturière, les technologies de l'information et de la communication (TIC), ainsi que d'autres secteurs à forte valeur ajoutée.

Ce partenariat entre la DBG et Proxtera marque un tournant majeur dans le cheminement du Ghana vers l'inclusion financière numérique. En facilitant l'accès au financement pour les PME, cette collaboration contribuera à stimuler la croissance économique du Ghana et à créer des opportunités d'emploi, tout en renforçant le tissu économique du pays. Il est important de noter que la stratégie nationale d'inclusion financière et de développement, élaborée en collaboration avec la Banque mondiale, vise à accroître l'inclusion financière à 85 % en 2023, contre 58 % en 2020.

Samira Njoya

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MNZL, une start-up égyptienne qui opère dans les technologies financières, a annoncé la semaine dernière la réussite d’un tour de table d’un montant de 3,5 millions $. Les fonds seront utilisés pour développer sa technologie et soutenir sa croissance sur le marché local.

« MNZL va au-delà d'un simple ajustement ; il s'agit d'une véritable révolution dans l'accès au crédit. Ce changement permet non seulement aux familles de se prendre en charge en leur offrant un levier financier, mais il contribue également à une plus grande prospérité économique dans la région », a déclaré M. Saleh.

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Il cumule plus de 20 ans d’expérience dans les technologies de l’information et les paiements. Il met ses compétences au service du développement des fintech et de la technologie en Afrique.

Martin Warioba (photo), entrepreneur et investisseur originaire de Tanzanie, est le fondateur et le directeur associé de Warioba Ventures, une entreprise de conseil et d’investissement établie à Dar es Salaam en 2022.

L’objectif principal de Warioba Ventures est de créer et de soutenir un écosystème propice aux fintech et aux start-up, qui s’attaquent aux défis majeurs de l’Afrique grâce à la technologie. Ses services englobent l’investissement, le développement des fintech et des start-up, la stratégie d’entreprise, les paiements et le conseil technologique.

En mettant l’accent sur l’Afrique de l’Est, l’entreprise fournit non seulement des fonds aux entrepreneurs, mais également une expertise technique, une connaissance approfondie du marché et un accompagnement. Elle se concentre principalement sur les start-up en phase précoce et d’amorçage, dotées de modèles commerciaux novateurs, de revenus en croissance, d’une solide base économique et d’un potentiel de développement à travers l’Afrique.

En dehors de son rôle chez Warioba Ventures, Martin Warioba occupe le poste de directeur non exécutif chez Dawa Mkononi, une entreprise pharmaceutique dédiée à l’amélioration de l’accès aux médicaments en Tanzanie et dans toute l’Afrique. Il préside également le conseil d’administration de la CRDB Bank Foundation.

Martin Warioba est titulaire d’une licence en informatique et en mathématiques obtenue en 2003 à l’université de l’Etat de Louisiane, ainsi que d’une maîtrise en gestion de l’information de la W. P. Carey School of Business de l’université de l’Etat d’Arizona, obtenue en 2007. Avant de fonder Warioba Ventures, il a cofondé, en 2011, WS Technology Consulting, une entreprise technologique et de conseil.

Sa carrière professionnelle a débuté en 2004 à la Banque centrale de Tanzanie, où il a travaillé en tant qu’analyste et programmeur informatique. En 2006, il a été promu chef de projet chez CVS Health, une entreprise spécialisée dans les solutions de santé. En 2007, il a rejoint Deloitte en tant que consultant en intégration technologique. De 2009 à 2013, il a occupé le poste d’analyste technologique et chef de projet à la Banque centrale de Tanzanie.

Melchior Koba

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Animé par la vision d’un avenir numérique prospère pour les entreprises africaines, il développe des outils technologiques sur mesure qui répondent aux besoins spécifiques des petites et moyennes entreprises.

John Haule (photo), originaire de Tanzanie, est le fondateur et le président-directeur général de Swahilies. L’entreprise, lancée en 2020, développe des solutions de paiement numérique pour les entreprises en Afrique.

Swahilies propose des outils numériques pour autonomiser les entreprises africaines en leur fournissant des outils financiers et opérationnels de pointe. Son but est de simplifier la comptabilité, permettre les paiements numériques et débloquer des solutions bancaires. Elle fournit une panoplie de solutions pour permettre aux entreprises de rester organisées et performantes.

L’entreprise dispose d’une plateforme qui facilite le suivi des ventes et des dépenses, permettant aux entreprises de connaître exactement leurs performances à tout moment. Elle propose un système de gestion de stock en temps réel et a mis au point des outils pour aider les entreprises à recouvrer les créances impayées de leurs clients. Actuellement, plus de 10 000 entreprises en Tanzanie utilisent les solutions de Swahilies.

John Haule est également un membre fondateur de la Tanzania Fintech Association (TAFINA), une plateforme visant à renforcer l’écosystème fintech pour promouvoir l’inclusion financière et économique en Tanzanie. En tant qu’éditeur en chef du média This Week in Fintech en Afrique, il contribue aussi à informer sur les développements du secteur.

Avant Swahilies, l’entrepreneur a créé plusieurs autres entreprises. En 2015, il a fondé Positivity Clothing Brand, une marque de vêtements inspirants pour la nouvelle génération. L’entreprise proposait une variété de produits, notamment des t-shirts et des casquettes personnalisés.  En 2016, il a cofondé Swahili Inspiration, une plateforme de médias numériques utilisant la langue swahili pour informer les Tanzaniens sur les opportunités mondiales. 

Titulaire d’un bachelor en protection sociale obtenu en 2020 à l’Institute of Finance Management, John Haule a travaillé entre 2021 et 2022 en tant que VC scout, recherchant des opportunités d’investissement dans les start-up pour l’entreprise d’investissement shl.vc.

Melchior Koba

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Avec plus de 150 000 utilisateurs en quatre ans d’existence, selon les données de la start-up, Axa Zara offre plusieurs solutions fintech aux populations africaines. La start-up veut s’imposer sur ce segment en Afrique.

Zeyow est une solution fintech développée par la jeune pousse béninoise Axa Zara. Elle permet aux utilisateurs de créer des cartes bancaires virtuelles en vue d’effectuer des transactions financières en ligne. La start-up, basée dans les villes d’Abomey-Calavi (Bénin) et d’Abidjan (Côte d’Ivoire), a été fondée en 2019 par Elias Mahugnon Missihoun.

« La mission d'Axa Zara c’est de créer des opportunités infinies grâce à la technologie. En tirant parti du potentiel de la technologie, notre objectif est de donner accès à de nouvelles possibilités, de franchir des barrières et de permettre à des personnes de tous horizons de réaliser leurs objectifs professionnels », explique la jeune pousse à We Are Tech Africa. Et elle poursuit : « nous nous concentrons sur le développement de solutions numériques qui sont non seulement efficaces, mais aussi inclusives, en veillant à ce que personne ne soit laissée pour compte dans la révolution numérique ».

La solution ne dispose pas d’une application mobile. L’utilisateur devra passer par son navigateur et se rendre sur le site Internet d’Axa Zara pour accéder à la solution Zeyow. Il faudra ensuite cliquer sur le bouton « créer un compte » et fournir les informations telles que le nom, le prénom, l’adresse e-mail ou encore le numéro de téléphone.

Après cette étape, l’utilisateur pourra créer sa carte bancaire virtuelle puis effectuer des opérations en ligne telles que des achats sur des plateformes d’e-commerce ou encore souscrire à des abonnements. En ce qui concerne la recharge de la carte, la fintech dispose de plusieurs moyens dont le mobile money très prisé par les populations africaines.

Axa Zara a des ambitions d’expansion sur le continent. S’exprimant sur le sujet, la jeune pousse affirme : « nous envisageons activement de nous étendre à d'autres pays. Ce processus implique une analyse rigoureuse du marché afin d'identifier exactement où se situent les besoins. Nous prenons en compte l'écosystème local et toutes les opportunités disponibles pour nous assurer que notre intervention est non seulement pertinente mais aussi bénéfique pour les communautés que nous visons à servir ».

Adoni Conrad Quenum

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Présent au Burkina Faso, au Mali, au Niger, au Togo, au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Sénégal et en Guinée, cette solution fintech est en pleine expansion. L’objectif est de s’imposer comme une référence continentale.

LigdiCash est une solution fintech développée par une jeune pousse burkinabè. Elle permet aux utilisateurs d’accéder à une variété de services financiers depuis ses plateformes web et mobile. La start-up, basée à Bobo Dioulasso, a été fondée par Souleymane Traoré.

« L’idée est née du constat que plusieurs entrepreneurs, entreprises et e-commerçants étaient confrontés à la difficulté d’avoir un moyen de paiement en ligne en commençant par des sites et application qu’ils ont développé pour leurs clients », explique Souleymane Traoré au média Croissance Afrique en 2022.

La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de 100 000 fois, d’après les statistiques de Play Store. L’utilisateur, après téléchargement, devra se créer un compte pour accéder aux services proposés par la fintech. Les particuliers peuvent, entre autres, disposer d’un portefeuille électronique depuis lequel ils opèrent des opérations telles que les transferts d’argent mobile money vers différents réseaux télécoms, l’achat du temps d’antenne et des forfaits Internet ou encore les paiements en ligne.

En ce qui concerne les entreprises, la fintech offre des services sur mesure pour faciliter le développement de leurs affaires. Elle propose une interface de programmation pour la réception des paiements en ligne via divers moyens tels que les cartes bancaires (Visa, Mastercard, American Express, etc.) ou le mobile money. La fonctionnalité Bulk, de son côté, permet de faire des transactions, comme le paiement des salaires ou des fournisseurs, en une fois en utilisant les moyens de paiements cités supra.

Quant à PayLink, elle permet de créer un lien de paiement sur lequel l’utilisateur reçoit des paiements en ligne, que ce soit pour des ventes en ligne, des collectes de fonds. « Lorsqu'un marchand utilise des paylinks, il publie ses articles avec un lien ou un bouton à côté, sur lequel le client peut cliquer et effectuer le paiement s'il est intéressé par l'article en question et quant au marchand il sera notifié de l'achat de tel ou tel de ses articles », indique la jeune pousse.

Adoni Conrad Quenum

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