Le ministre de la Communication et du Numérique, Alioune Sall, a annoncé vendredi 3 janvier qu’une nouvelle loi visant à moderniser la législation actuelle sur la publicité, jugée dépassée par les évolutions technologiques, sera bientôt présentée à l’Assemblée nationale. Elle permettra, entre autres, d’adresser de nouveaux usages comme la publicité numérique et les défis posés par la montée en puissance des créateurs de contenus sur les réseaux sociaux.
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Absent du Startup Ranking mondial en 2020, l’Algérie figure aujourd’hui dans le top 20 des nations avec le plus grand nombre de jeunes tech entrepreneurs. En Afrique, le pays vient en deuxième position juste après le Nigeria.
En Algérie, le gouvernement poursuit son soutien en faveur de l’innovation numérique. Pour l’année 2025, de nouvelles incitations fiscales viennent s’ajouter aux nombreuses déjà mises en œuvre au cours des cinq dernières années. Il s’agit de l’exonération du droit de mutation sur les acquisitions immobilières au profit des start-up ou des incubateurs, pour encourager la création d’activités industrielles ; la prorogation de deux ans des exonérations en matière d’impôt sur le revenu global (IRG) ou d’impôt sur le bénéfice des sociétés accordées aux incubateurs, sous réserve du renouvellement de leur label.
Il est également introduit l’exonération des droits d’enregistrement sur les actes de constitution de sociétés, au profit des détenteurs du label « projets innovants ». Pour promouvoir l’activité de recherche et développement, l’État algérien a introduit dans la loi des finances 2025 un abattement au titre des dépenses engagées dans les activités de recherche et développement réalisées au sein de l’entreprise et celles engagées dans les programmes d’innovation ouverte contractés avec les start-up ou les incubateurs.
« Cet abattement est applicable, pour la détermination du bénéfice imposable, à concurrence de 30 % du montant du bénéfice comptable et dans la limite d’un plafond de 200 000 000 Dinars (1,4 million €). Dans le cas où ces dépenses concernent simultanément la recherche et développement et l’innovation ouverte, le montant de l’abattement ne peut excéder 30 % du montant du bénéfice comptable, ni dépasser le plafond susmentionné », précise la loi de finances 2025.
Depuis 2020, l’Algérie a fait de l’innovation numérique un levier fort de sa stratégie de développement économique. Le gouvernement, conscient de son apport dans la création d’emploi et de richesses, a créé le poste dédié de ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de l’Économie de la connaissance et des start-up. Par la suite, le programme national « Algeria Disrupt » a permis l’avènement d’un cadre réglementaire encourageant pour l’innovation, notamment un volet lié à la labélisation d’entreprise numérique innovante.
L’Algerian Startup Fund, mécanisme public de financement conçu pour être à la fois un fonds d’investissement et de capital-risque destiné à des projets d’innovation à fort potentiel de croissance, a également vu le jour en 2021. L’Algerian Innovation Fund a été créé en 2023, fruit de la collaboration entre l’accélérateur public de start-up Algeria-Venture et le fonds international Small Enterprise Assistance Funds (SEAF).
Dans une allocution prononcée jeudi 19 janvier 2023, lors de la rencontre Gouvernement-Walis, Yacine El Mahdi Oualid, alors ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, avait révélé que l’Algérie enregistrait déjà « plus de 5000 start-up recensées au niveau du ministère, dont 1100 ayant obtenu le label “Start-up” ou celui de “Projet innovant” ». Le nombre d’incubateurs avait « grimpé de 14 à 60 entre 2020 et 2023 à travers tout le territoire national ».
Muriel EDJO
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Sans sécurité garantie, la transformation numérique en Afrique est vouée à l’échec. Au Congo, où les TIC sont en plein essor grâce à d’importants investissements, l’accent est mis entre autres sur la protection des systèmes numériques et des utilisateurs en ligne.
Léon Juste Ibombo (photo), ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, a prononcé, lundi 25 novembre, le discours inaugural de la deuxième édition du Forum Brazza Cybersecurity. Il a mis en avant l’importance de la sécurité numérique face à la montée exponentielle des menaces cybernétiques dans tous les secteurs de la vie, et a soutenu qu’elle est au cœur du développement stratégique du Congo.
« La cybersécurité n'est plus un choix, mais une nécessité impérieuse dans un monde de plus en plus connecté », ajoute Léon Juste Ibombo.
Depuis quelques mois, le pays multiplie les partenariats stratégiques dans le cadre de la stratégie nationale de transformation numérique « Congo Digital 2025 ». Bien que la cybersécurité figure parmi les objectifs prioritaires de cette initiative, le pays accuse un certain retard dans ce domaine. D’après le rapport « Global Cybersecurity Index 2024 » publié par l’Union internationale des télécommunications (UIT), le Congo est classé dans la catégorie Tier 4, avec un score de 27,61 sur 100 à l’indice mondial de cybersécurité. Ce classement révèle des lacunes significatives en matière de protection numérique et souligne la nécessité pour le pays d’accélérer ses efforts sur ce segment.
« Les pays en évolution sont ceux qui ont obtenu une note globale d'au moins 20/100 en faisant preuve d'un engagement fondamental en matière de cybersécurité dans le cadre d'actions menées par les pouvoirs publics, qui englobent l'évaluation, l'établissement ou la mise en œuvre de certaines mesures de cybersécurité généralement acceptées dans au moins un pilier, ou plusieurs indicateurs et/ou sous-indicateurs », explique l’UIT dans son rapport.
Il convient de signifier que le Congo est à la traîne dans quatre des cinq piliers qui composent cet indice. Outre les mesures juridiques où il a affiché un score de 14,12 sur 20, le pays a obtenu les scores de 0 sur 20 pour les mesures techniques, de 0,72 sur 20 pour le renforcement des capacités, de 3,9 pour les mesures organisationnelles et de 8,87 pour la coopération avec les autres pays de la sous-région, du continent et du monde.
Pour atteindre leur objectif de hub technologique, les autorités congolaises devront, entre autres, mettre en place des infrastructures techniques comme les centres de réponse aux incidents de sécurité informatique (CERT/CSIRT) et des mesures de protection contre les cybermenaces, investir dans la formation, la sensibilisation et la recherche pour développer les compétences en cybersécurité, se tourner vers les partenariats internationaux et régionaux pour lutter contre les cybermenaces, incluant la participation à des accords et initiatives de collaboration, etc.
Adoni Conrad Quenum
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L’appel à projets pour le «
DeepTech Startup Challenge » court jusqu’au 6 décembre. La compétition technologique marocaine est portée par Incubooster dans le cadre de la troisième édition du Fonds Innov Invest (FII), initiative de «Tamwilcom». Seront récompensées les start-up les plus prometteuses et les chercheurs du domaine DeepTech qui transforment les innovations de recherche en solutions concrètes.
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Check Point Software Technologies a nommé Lorna Hardie, ancienne dirigeante de VMware, au poste de directrice régionale pour l'Afrique. Selon la société de cybersécurité, elle sera chargée d'étendre la part de marché de Check Point sur le continent en élargissant son réseau de distribution et de partenaires et en favorisant l'adoption de la cybersécurité dans la région.
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L'Agence nationale du service universel des télécommunications (ANSUT) organise les 28 et 29 novembre, en partenariat avec l'Union africaine des télécommunications (UAT) et l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie (GSMA), un atelier à Abidjan, en Côte d'Ivoire. L'objectif est d'évaluer l'efficacité des fonds de service universel des télécommunications en Afrique et d'explorer des solutions pour réduire les zones blanches et améliorer la connectivité en milieu rural.
[ATELIER SUR LE SERVICE UNIVERSEL DES TÉLÉCOMMUNICATIONS]
— ANSUT (@ANSUT_CI) November 21, 2024
L'ANSUT organise les 28 et 29 novembre un atelier en partenariat avec l'UAT et le GSMA au Sofitel Hôtel Ivoire à Abidjan. Des experts et acteurs du secteur échangeront pour évaluer les résultats de l'enquête sur… pic.twitter.com/q9zimWxFE1
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Ouattara Lakoun (photo) a été désigné directeur géréral par interim de l'Autorité de régulation des télécommunications/TIC de Côte d'Ivoire (ARTCI), jeudi 21 novembre. Il remplace Namahoua Bamba Touré, dont la revocation a été annoncée mercredi 20 novembre par le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, à l’issue du Conseil des ministres.
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Une délégation guinéenne dirigée par Fode Youla, conseiller chargé des télécommunications, a échangé avec Alibaba Cloud sur le développement du commerce électronique, afin de faire de la Guinée un hub des transactions. C’était en marge du Forum sur la gouvernance des données de la Conférence mondiale sur Internet (WIC) 2024, tenu jeudi 21 novembre à Wuzhen en Chine. Avec Cainiao International, la discussion a porté sur l’établissement de partenariats stratégiques visant à revitaliser le secteur postal guinéen.
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Selon Omar Daas, responsable principal de la cybercriminalité d'AFRIPOL, plus de 1 000 criminels ont été arrêtés lors de la troisième édition de l'opération Africa Cyber Surge lancée en septembre dernier. Il s’exprimait en marge de la réunion de briefing tenue à Harare au Zimbabwe du 20 au 21 novembre. Y ont pris part les États membres d'Interpol, les organisations régionales de coopération des chefs d'Etat d'Afrique australe (SARPCCO) et du Mécanisme de coopération policière de l'Union africaine (AFRIPOL).
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Noureddine Ouadah (photo) est le nouveau ministre de l'Economie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises d’Algérie. Il a été nommé, lundi 18 novembre, suite au remaniement du gouvernement opéré par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Précédemment directeur des start-up et des structures d'appui au sein du même ministère, il remplace Yacine El-Mahdi Oualid, désormais ministre de la Formation et de l'Enseignement professionnel.
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