Le ministre tchadien des Télécommunications et de l’Economie numérique, Mahamat Allahou Taher, et le responsable du Conseil de la cybersécurité du gouvernement des Emirats arabes unis, Mohamed Hamad Al Kuwaiti, ont signé un protocole d'accord en marge de la Semaine régionale de la cybersécurité organisée du 8 au 13 octobre à Abu Dhabi.

Dans le cadre de cet accord, les deux pays se sont engagés à collaborer entre autres dans le domaine de la cybersécurité, de la lutte contre la cybercriminalité et de la coopération internationale en matière de cybernétique.

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En janvier 2019, le Sénégal a signé un protocole d’accord avec le Centre national d’études spatiales de France et Ariane Group. Les premières retombées attendues depuis 2021 se précisent finalement.

La République du Sénégal recevra son tout premier satellite baptisé GAINDESAT le 10 novembre après trois années de fabrication. Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) l’a annoncé dans un communiqué publié le vendredi 13 octobre sur son portail web.

« Après trois années de dur labeur, le premier satellite du Sénégal sera livré le 10 novembre 2023 au cours d’une cérémonie qui sera présidée par le MESRI dans les locaux du Centre Spatial Universitaire de Montpellier [CSUM] en France », souligne le communiqué.

Le nanosatellite que le Sénégal recevra s'inscrit dans le cadre du programme spatial dénommé SenSAT lancé par le gouvernement pour satisfaire les besoins du pays en produits et services spatiaux et faire du secteur spatial un véritable levier pour son développement socio-économique et durable. Il est le fruit d’une convention de partenariat signée en janvier 2019 entre le MESRI et le Centre Spatial Universitaire de Montpellier.   

Ladite convention, d’un million d’euros, a permis de former huit ingénieurs et cinq techniciens à la fabrication et l’exploitation d'outils spatiaux. Ces derniers, sous la supervision des ingénieurs du CSUM, ont conçu et fabriqué le premier satellite du Sénégal.

Une fois le satellite réceptionné, le gouvernement programmera une date pour son lancement. Rappelons que celui-ci devait initialement être lancé en 2021, mais les aléas de la Covid-19 avaient contraint le gouvernement à repousser cette opération à 2023.

Selon les autorités sénégalaises, le nanosatellite permettra à chaque passage de se connecter à l'ensemble des stations pour aspirer toutes les données qui sont enregistrées par ces stations et les transmettre directement. Les données quant à elles contribueront à prévenir et mieux combattre les feux de brousse, les inondations, l’érosion, et à développer l’agriculture, entre autres.

Samira Njoya

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Alors que la transformation numérique s’accélère en Afrique, la Tunisie veut en profiter pour moderniser complètement son administration. Le pays d’Afrique du Nord voit dans le Japon un allié de taille pour atteindre cet objectif. 

Le ministre tunisien des Technologies de la communication, Nizar Ben Neji (photo, à gauche), et son homologue japonais de la Transformation numérique, Taro Kono (photo, à droite), ont signé le mardi 10 octobre un protocole d’accord visant à promouvoir la coopération bilatérale dans le domaine de la transformation numérique et des technologies modernes.

Ce mémorandum de coopération, signé en marge de la visite qu’effectue actuellement M. Ben Neji au Japon, porte entre autres sur l’e-gouvernement, la transition numérique, le partage d’expérience, l’analyse de données, le paiement électronique, l’identité numérique, le cloud, les solutions d’intelligence artificielle.

« Ce mémorandum est également une traduction de l’engagement des deux pays à renforcer et ouvrir les horizons de coopération entre la Tunisie et le Japon pour bénéficier des meilleures pratiques mondiales et des opportunités disponibles dans les domaines de la transformation numérique et des technologies modernes pour développer les services gouvernementaux à destination des citoyens et des institutions, promouvoir l’innovation et l’entrepreneuriat, et soutenir les objectifs de développement durable », a déclaré le ministère tunisien des Technologies de la communication dans un communiqué.

La signature de ce protocole d’accord s’inscrit dans le cadre des actions engagées par le gouvernement tunisien depuis quelques mois en faveur de la transformation numérique. Elle intervient quelques mois après la signature d’un mémorandum d'entente avec la Chine visant à promouvoir la collaboration dans un certain nombre de domaines, notamment les infrastructures numériques, la recherche et l'innovation, le développement des compétences, le développement des technologies numériques, la cybersécurité, l'économie numérique, l'échange d'expertise.

Le nouveau protocole permettra ainsi à la Tunisie de profiter de l’expertise japonaise et d’avancer considérablement vers la réalisation des objectifs de sa stratégie numérique dont l’échéance est prévue en 2025. Du côté du Japon, le protocole permettra de « bénéficier de l'expérience tunisienne dans de nombreux projets de gouvernement électronique, en particulier le projet d'identité numérique, l'échange d'informations, la régulation de la cybersécurité et l'encouragement des start-up », a affirmé Taro Kono.

Samira Njoya

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Le Bureau du programme national d'identification, le Service des réfugiés et des rapatriés et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) en Ethiopie ont signé, le vendredi 6 octobre, un protocole d’accord.

Ledit accord signé à Addis-Abeba vise à fournir l’identité numérique nationale à environ 90 000 réfugiés et rapatriés installés dans le pays d'ici trois ans. L'objectif est de leur permettre d'accéder aux services et aux prestations du gouvernement.

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Au cours de la dernière décennie, de nombreux investissements ont été réalisés par le gouvernement kényan pour faire du pays un carrefour technologique en Afrique de l’Est. Avec les différents appuis apportés par des partenaires, l’ambition est plus grande.

La Commission de l’Union européenne (UE) a procédé le jeudi 5 octobre à Nairobi, au lancement d’un paquet numérique de 430 millions € visant à étendre la connectivité dans les écoles au Kenya, à créer un centre d'innovation numérique vert et à accompagner le gouvernement dans sa transition numérique.

Ledit paquet dévoilé lors de la visite officielle de la commissaire de l'Union européenne chargée des partenariats internationaux, Jutta Urpilainen, souligne l'engagement de l'UE en faveur de la transformation technologique du Kenya.

« L'expansion de la connectivité numérique, le perfectionnement des emplois et la promotion de la gouvernance et des services numériques sont au cœur de l'objectif de notre stratégie d'investissement : créer des connexions durables et une valeur ajoutée locale, tout en réduisant les dépendances non durables », a déclaré Jutta Urpilainen.

Le lancement de ce paquet numérique au Kenya s’inscrit ainsi dans le cadre de la stratégie européenne Global Gateway, une initiative de la Commission européenne pour faire avancer la double transition numérique et verte et fournir des connexions fiables et durables aux pays partenaires.

Au Kenya, l’initiative permettra de réduire la fracture numérique en fournissant un accès Internet à environ 1 300 écoles dans des régions éloignées. Une subvention de 9,8 millions d'euros permettra de financer le développement des infrastructures et des compétences et services éducatifs numériques dans les écoles de 47 comtés. Ils bénéficieront à plus de 219 000 enfants dans le cadre du programme GIGA, une initiative mondiale mise en place par le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) et l'Union internationale des télécommunications (UIT).

Le paquet permettra également la création d'un pôle d'innovation numérique verte soutenu par l'UE et l’Allemagne, mais aussi d'initiatives de gouvernement électronique en partenariat avec l'Estonie et l'Allemagne, et la participation à Govstack, un projet communautaire innovant formé dans le cadre d'un partenariat multilatéral entre l'Allemagne, Estonie, UIT et Digital Impact Alliance.

A en croire le président de la République du Kenya, William Ruto, le partenariat avec l’Union européenne a pour but de créer un lien qui contribuera au développement durable, à l'autonomisation des plus défavorisés, et à la promotion de la bonne gouvernance et de l'état de droit dans le pays.

Samira Njoya

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L’opérateur historique Telecom Egypt avance vers son ambition de devenir le leader des services de connectivité de la région. Dans sa stratégie, l’entreprise s’allie aux partenaires internationaux ayant de mêmes ambitions.

Telecom Egypt, une entreprise égyptienne de télécommunications, et 4iG, une société hongroise de gestion des services informatiques, ont signé le mercredi 4 octobre au Caire, un protocole d'accord visant à relier l'Egypte et l'Albanie par l'intermédiaire d'un câble sous-marin à fibre optique de haute capacité.

Le câble à construire sera une nouvelle entrée de trafic vers l'Europe via l'Albanie et ajoutera une nouvelle route multiple au trafic égypto-européen. « Avec un modèle d'accès ouvert et de multiples unités de branchement, le système est conçu pour être un nouveau point d'entrée européen avec un passage de transit différent des routes méditerranéennes déjà existantes vers le principal point de présence Internet (PoP) comme celles de Francfort en plus de nombreux programmes potentiels en Europe de l'Est », a déclaré 4iG dans un communiqué de presse.

Pour la société 4iG basée à Budapest, le nouvel accord constitue une porte d’entrée sur le marché de l'infrastructure de transmission intercontinentale de données entre l'Europe et l'Asie, et l'Europe et l'Afrique de l'Est. Pour Egypt Telecom, l’initiative s’inscrit dans le cadre de sa stratégie visant à diversifier les options de passage du bassin méditerranéen au moyen de câbles sous-marins multiples et de grande capacité reliant l'Égypte et l'Europe.

A en croire Amr Talaat, le ministre égyptien des Communications et des Technologies de l'information (MCIT), le pays est déjà connecté à 14 câbles sous-marins internationaux et des travaux sont en cours pour établir cinq nouveaux câbles. De plus, Telecom Egypt est le partenaire de choix pour le déploiement de câbles sous-marins pour plus de 160 sociétés à travers le monde.

A terme, le nouveau câble sous-marin facilitera, entre autres, la connectivité dans les pays concernés et permettra de créer de nouvelles possibilités de coopération avec des partenaires dans de nombreux pays.

Samira Njoya

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Avec l’avènement du numérique, le Kenya s’est tourné vers la biométrie pour consolider l’identification de sa population. Grâce à un système déjà mis en place, l’exécutif pourra dans les mois à venir fournir une identité numérique à tous les citoyens enregistrés, les réfugiés et les étrangers.

Le lancement du système d'identification numérique « Maisha Namba » et des cartes d’identité biométriques au Kenya, prévu initialement le 2 octobre, a été reporté à une date ultérieure. Dans un communiqué rendu public le vendredi 29 septembre, Julius Bitok (photo), le secrétaire principal de l'Immigration et des Services aux citoyens, a déclaré qu'une nouvelle date pour le même évènement sera communiquée en temps voulu.

« Nous tenons à informer le public et toutes les parties prenantes qu’en raison de circonstances défavorables, le lancement officiel du Maisha Namba et de l’écosystème numérique d’identité qui devait être présidé par S. E. le président William Ruto le 2 octobre 2023, au Club sportif de Nakuru Country, a été reporté », a précisé Julius Bitok dans un communiqué de presse, avant d’ajouter que les activités et les forums de participation du public et des parties prenantes à l'échelle nationale sur le Maisha Namba se poursuivront comme prévu.

C’est en août dernier que le gouvernement du pays avait annoncé le lancement en octobre du Maisha Namba et de la carte d’identité numérique. C’était lors de la signature d’un accord entre le gouvernement et le programme des Nations unies pour le développement (PNUD) dans le but de mobiliser les ressources afin de soutenir le développement et la mise en œuvre du nouveau système sur lequel l'identification numérique sera ancrée.

Le lancement du nouveau système s’inscrit en droite ligne des actions de l’exécutif visant à améliorer les services gouvernementaux par la transformation numérique, afin de fournir jusqu'à 80 % de ces services en ligne. A travers le nouveau système et la carte d’identité biométrique, le gouvernement ambitionne de doter chaque Kényan d’un numéro unique qui deviendra son numéro d'identité personnel à vie, de la naissance à la mort.

Samira Njoya

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Durant la présidence de Buhari, Isa Pantami, l’ancien ministre chargé de l’Economie numérique, a réussi à faire briller le Nigeria sur la scène technologique et numérique internationale. Pour les 4 prochaines années, son successeur veut faire encore mieux.

Bosun Tijani (photo), le ministre nigérian des Communications, de l'Innovation et de l'Economie numérique, nommé en août dernier s’est donné pour mission de conduire le Nigeria vers le concert des nations qui prospèrent à l'ère numérique. A cet effet, le nouveau ministre a dévoilé sur X le lundi 2 octobre, un projet de plan stratégique qui servira de catalyseur au développement de l'économie technologique pendant les quatre prochaines années.

Le plan intitulé « Accélérer notre prospérité collective grâce à l'efficacité technique » s'articule autour de cinq piliers économiques clés, à savoir : les connaissances ; la politique ; les infrastructures ; l’innovation, l’esprit d'entreprise et le capital ; et le commerce.

Selon le ministre le plan a été soigneusement élaboré « sur la base d'un engagement approfondi avec les parties prenantes de notre ministère : départements, unités et organismes parapublics, parties prenantes de l'écosystème et mon équipe immédiate ».

Le plan dans sa mise en œuvre prévoit entre autres la formation de 3 millions de talents techniques d’ici 2027, l'augmentation du niveau d'alphabétisation numérique de la population à 70 % d'ici 2027 et le positionnement du Nigeria dans le 25e centile supérieur de la recherche au niveau mondial dans 6 domaines clés : intelligence artificielle (IA), véhicules aériens sans pilote (UAV), IoT, robotique, blockchain et fabrication additive.

En ce qui concerne les infrastructures, le gouvernement ambitionne de fournir une vitesse de téléchargement de données de 25 Mbps dans les zones urbaines et de 10 Mbps dans les zones rurales d'ici à la fin 2025. Il sera également question d’assurer la couverture d'au moins 80 % de la population, en particulier les populations mal desservies et non desservies.

Conscient que les jeunes pousses jouent un rôle primordial dans le développement de l’économie numérique, le gouvernement a prévu d’augmenter à 100 % le nombre de start-up technologiques ayant accès aux opportunités de marchés publics au Nigeria. A cet effet, le ministère et ses partenaires s’engagent à soutenir des programmes axés sur l’AgriTech, la HealthTech, l’EdTech, la MédiaTech, la CleanTech, la CreTech, entre autres.

Parlant du commerce qui est le dernier axe de la stratégie, le gouvernement fédéral prévoit de hausser les dépenses en matière de commerce électronique afin qu'elles atteignent 75 milliards de dollars d'ici 2025. L’objectif étant de renforcer la participation du Nigeria au commerce mondial des technologies au cours des quatre prochaines années.

Rappelons que ledit plan qui sera continuellement peaufiné s’inscrit en droite ligne du programme du président Bola Tinubu dévoilé en mai dernier. Le programme axé sur sept axes stratégiques mise entre autres sur la création d’un million d'emplois dans le secteur des TIC au Nigeria, d’ici deux ans.

Samira Njoya

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L’Egypte mise sur la coopération internationale pour accélérer la réalisation sa stratégie de transformation numérique dénommée « Digital Egypt 2030 ». Dans ses actions, le pays est accompagné par des partenaires de choix qui travaillent en coalition dans le pays.

La filiale égyptienne de la société technologique américaine Microsoft et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en Egypte ont signé, le samedi 28 septembre, un mémorandum d’entente pour la coopération commune dans les efforts visant à faire progresser le développement durable et à promouvoir l’innovation numérique en Egypte.

Dans le cadre de cet accord, le PNUD et Microsoft collaboreront pour promouvoir les compétences numériques et l'amélioration des compétences pour les emplois futurs et l'employabilité, en mettant entre autres l'accent sur l'autonomisation des femmes et des filles.

« Nous sommes ravis de conclure ce partenariat stratégique avec Microsoft Egypte. Cette collaboration témoigne de notre engagement commun à exploiter le pouvoir de l'innovation numérique et de la technologie au service du développement durable en Egypte. En combinant notre expertise et nos ressources, nous visons à autonomiser la jeunesse égyptienne, à promouvoir l'égalité des sexes », a déclaré Alessandro Fracassetti (photo, au centre), le représentant résident du PNUD en Egypte.

Selon le communiqué du PNUD, l'accord souligne également les progrès de l'agro-technologie et la transformation du système alimentaire. Dans ce sens, l’accord permettra de mettre en œuvre des solutions agritech qui répondent aux défis de la sécurité alimentaire et promeuvent des pratiques agricoles durables en Egypte. Les deux parties partageront également l'expertise et les meilleures pratiques pour soutenir la transformation numérique du secteur public, améliorer la prestation de services et les processus de gouvernance. Le partenariat vise également à faire progresser les programmes de transformation numérique dans le secteur public, y compris l'intégration de l'IA.

La signature de ce protocole d’accord vient ainsi en complément aux actions engagées par le gouvernement égyptien pour réaliser sa stratégie de transformation numérique dénommée « Digital Egypt 2030 ». A en croire Rania Al-Mashat, la ministre de la Coopération internationale, le portefeuille de coopération au développement du ministère comprenait 34 projets dans le domaine de l’innovation, de la numérisation et de l’entrepreneuriat, d’une valeur d’un milliard de dollars, représentant 4% du portefeuille total.

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Grâce à la boucle régionale de fibre optique qu’elle construit en s’interconnectant avec ses voisins, la Tanzanie veut former une large boucle régionale qui lui permettra d’offrir à ses populations une connectivité à très haut débit de haute qualité et à des coûts abordables.

La Tanzanie connectera l’Ouganda à sa dorsale nationale à haut débit pour les technologies de l’information et de la communication (NICTBB). Cela fait partie des clauses d’un protocole d'accord signé entre la Tanzania Telecommunications Corporation (TTCL) et la National Information Technology Authority Uganda (NITA-U) le vendredi 29 septembre, pour renforcer la coopération entre les deux nations dans le domaine des TIC.

L’accord d'une valeur de 28,8 millions $ aura une durée de 15 ans et sera mis en œuvre par la NITA-U et la TTCL.

« Les liaisons TIC avec l’Ouganda créeront une autre possibilité de connexion avec d’autres pays. Le gouvernement continuera d’investir dans la gestion des infrastructures afin d'accroître la productivité », a déclaré Nape Nnauye, le ministre de l’Information, de la Communication et des Technologies de l’information de la Tanzanie, avant d’ajouter que l’accord offre une occasion importante d’établir dans les mois à venir une connexion entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Soudan du sud.

Ce partenariat entre la Tanzanie et l'Ouganda dans le domaine des TIC est le fruit de la visite de la présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan en Ouganda en mai 2022. Elle avait convenu avec son homologue ougandais Yoweri Museveni d'intégrer les dorsales TIC des deux pays afin d'offrir de meilleurs services Internet.

A en croire Chris Baryomunsi, le ministre ougandais des TIC et de l'Orientation nationale, le protocole d’accord permettra de transformer la vie de la population en leur offrant des opportunités. Il permettra également de stimuler la croissance économique dans les deux pays grâce à l'utilisation des TIC.

La liaison par fibre optique que la Tanzanie va réaliser avec l'Ouganda interviendra après celle actuellement en cours avec le Malawi. En début de ce mois, la Tanzanie a signé un accord avec les autorités malawites pour tirer son infrastructure nationale de fibre optique jusqu’à la ville frontalière de Kasumulo. Une fois l’interconnexion achevée, l'Ouganda rejoindra la liste des pays avec lesquels la Tanzanie partage une interconnexion. Y figurent le Burundi, le Kenya, le Mozambique ou encore le Rwanda.

Samira Njoya

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