La transition numérique en Afrique s'érige comme un catalyseur essentiel pour l'émergence économique du continent. Des investissements massifs dans les infrastructures technologiques ouvrent la voie à l'innovation, à la création d'emplois et à la connectivité accrue.
L’entreprise suédoise de télécommunications Ericsson va accompagner le gouvernement malgache dans la transformation numérique du pays. C’est ce qui ressort d’une visite de travail de l'équipe de direction d'Ericsson pour la région du Moyen-Orient et de l'Afrique à Madagascar.
Au cours de cette visite, des rencontres stratégiques ont eu lieu avec des partenaires clés, des clients, des parties prenantes nationales et des leaders de l'industrie locale. L'objectif de ces discussions était de renforcer les collaborations et d'explorer des opportunités concrètes pour tirer parti des innovations d'Ericsson.
« Les engagements se sont axés sur le paysage des technologies de l'information et de la communication (TIC) de Madagascar et ont exploré les domaines de collaboration pour tirer parti des innovations d'Ericsson afin d'étendre l'accès au haut débit mobile, favoriser l'inclusion numérique, créer des opportunités illimitées pour les individus, autonomiser les entreprises et transformer les communautés », souligne un communiqué d'Ericsson.
Cette initiative s'inscrit dans le cadre de la vision #AfricaInMotion d'Ericsson, démontrant la volonté de l'entreprise d'apporter sa contribution à la numérisation et au développement durable sur le continent africain. Pour y arriver, la société multiplie les investissements dans son infrastructure télécoms sur ses différents marchés. A Madagascar, la société s’est récemment associée au britannique Vodafone pour faire atterrir le câble 2Africa.
La récente visite de travail réaffirme ainsi l'engagement d'Ericsson à soutenir les ambitions de transformation numérique de Madagascar, contribuant ainsi à un avenir plus connecté et plus prospère pour la nation insulaire. Selon le rapport de l'entreprise sur la mobilité publié en novembre 2023, on prévoit une croissance annuelle de 3% des abonnements mobiles en Afrique subsaharienne. Le nombre d'abonnements passerait de 940 millions en 2023 à 1,1 milliard en 2029, avec la 5G en tête de cette expansion rapide.
Samira Njoya
Lire aussi:
La plupart des pays africains accélèrent leur transformation numérique. Les compagnies publiques ghanéennes s’inscrivent également dans cette dynamique.
La compagnie publique d’électricité du Ghana (ECG) a annoncé le samedi 27 janvier la numérisation de plusieurs de ses services. Les utilisateurs devront passer par l’application mobile de la compagnie pour accéder aux services tels que la demande d’un nouveau contrat, d’un compteur électrique divisionnaire ou encore d’une charge supplémentaire. L’objectif est d’améliorer la qualité de ses services.
— Electricity Company of Ghana Ltd (@ECGghOfficial) January 27, 2024
« Ce système sans papier exigera des clients potentiels demandant un service qu'ils utilisent l'application mobile de l’ECG et qu'ils suivent les instructions qui y figurent, y compris le téléchargement de tous les documents requis pour le traitement des demandes de service. Les clients doivent noter que toutes les réponses concernant leurs demandes leur seront communiquées par l'intermédiaire des numéros de téléphone de contact qu'ils ont fournis. Il leur est donc conseillé de fournir des informations exactes lors de leur demande de service », peut-on lire dans le communiqué publié par la structure.
Comme dans de nombreux pays du continent, la transformation numérique s’accélère au Ghana. De plus en plus de structures publiques numérisent leurs services pour faciliter le quotidien des populations. Dans le rapport « E-Government Survey 2022 The Future of Digital Government » du département des questions économiques et sociales des Nations unies (UN DESA), le pays dirigé par Nana Akufo-Addo fait partie des seize champions africains en matière d’e-gouvernement. Le Ghana est le meilleur élève dans la sous-région ouest-africaine, devançant le Cap-Vert et la Côte d’Ivoire.
Pour rappel, Le Ghana comptait 23,05 millions d'internautes au début de l'année 2023, avec un taux de pénétration de l'Internet de 68,2 %, selon les données de DataReportal.
Adoni Conrad Quenum
Lire aussi:
Le Ghana veut renforcer sa coopération avec l’Estonie dans le numérique
L’économie numérique africaine vaudrait 712 milliards $ d’ici 2050, soit 8,5 % du PIB continental. Cette forte croissance justifie la mise en œuvre de stratégies de transformation numérique dans de nombreux pays africains, dont la Côte d'Ivoire qui accélère son processus.
La Côte d'Ivoire ambitionne de mettre en service dans les prochains mois, les 5 207 kilomètres de fibre optique réalisées sur les 7 000 km à déployer sur l’ensemble du territoire d’ici 2025. Ibrahim Kalil Konaté, ministre de la Transition numérique et de la Digitalisation, l’a annoncé le vendredi 26 janvier lors de la cérémonie de présentation des vœux au sein de son ministère.
L'objectif de ce projet est de fournir un accès Internet à haut débit, essentiel pour l'adoption généralisée des services dématérialisés, ouvrir de nouvelles opportunités socioéconomiques et réduire la fracture numérique.
Le projet a été initié en 2012, avec l'ambition de créer une « autoroute de l'information » ou « backbone » de 7 000 km, servant de colonne vertébrale à un réseau haut débit. Pour concrétiser cette vision, le gouvernement a choisi Axians pour la réalisation de 1 920 km de fibre optique, travaillant en partenariat avec l'Agence nationale du service universel des télécommunications, une agence publique relevant du ministère des Télécommunications de la Côte d'Ivoire. D'autres acteurs majeurs impliqués dans ce projet sont Sagemcom et Bouygues Energies & Services.
Au-delà du déploiement de la fibre optique, d'autres projets numériques sont prévus pour cette année, notamment la mise en œuvre de la nouvelle loi sur les start-up adoptée en 2023, ainsi que l'augmentation du taux de couverture de la 4G, visant à le faire passer de 63% à 90%.
Toutes ces actions s'inscrivent dans le cadre de la stratégie nationale de développement numérique à l'horizon 2025, élaborée par le ministère chargé de l'Economie numérique et adoptée lors du Conseil des ministres du 22 décembre 2021. Le ministre Konaté, qui affiche un optimisme prononcé quant à l'impact de la transformation digitale sur l'économie ivoirienne, estime qu'elle pourrait entraîner une augmentation significative de 6 à 7 points du produit intérieur brut (PIB) et permettre de mobiliser entre 2 000 milliards FCFA (3,3 milliards USD) et 3 500 milliards FCFA.
Samira Njoya
Lire aussi:
Le Ghana se positionne comme l’un des leaders d’Afrique subsaharienne en matière de transformation numérique. Le pays veut miser sur le numérique pour accélérer son économie. L'Estonie, réputée en tant que champion européen de l'e-administration, pourrait jouer un rôle clé dans cette démarche.
Le vice-président ghanéen, Mahamudu Bawumia (photo, à gauche), a entamé le mercredi 24 janvier, une visite de travail en Estonie. Accueilli par le président estonien, Alar Karis (photo, à droite), ainsi que d'autres dignitaires, dont le Premier ministre et le sous-secrétaire à la transformation numérique, les entretiens ont tourné autour des initiatives numériques respectives des deux nations et de leurs impacts positifs.
Warm welcome to Estonia, Vice President @MBawumia! #Estonia and #Ghana both value digitalization as a tool to improve everyday life of our citizens. Lots of potential to cooperate on digitalization & education. pic.twitter.com/Zo031WEos8
— Alar Karis (@AlarKaris) January 24, 2024
« L'Estonie est reconnue comme l'un des pays les plus avancés au monde en matière de numérique et, avec le succès du Ghana en matière de numérisation, qui constitue un exemple brillant en Afrique, mes discussions avec les deux dirigeants estoniens et le ministère se sont concentrées sur nos initiatives numériques respectives et sur la manière dont ils ont un impact positif sur nos pays », a déclaré Mahamudu Bawumia sur X.
Au cours de la visite, la délégation ghanéenne a exploré diverses agences de numérisation estoniennes, dont l'Académie de gouvernance électronique, le Centre d'information e-Estonie, le Conseil estonien des impôts et des douanes, ainsi que Cybernetica, l'agence nationale de protection des données. L'objectif étant d'acquérir une compréhension approfondie du secteur numérique en Estonie.
I continued my working visit to Estonia yesterday, with visits to the country's digitalisation agencies, including the e-Governance Academy, e-Estonia Briefing Centre, Estonian Tax and Customs Board and, Cybernetica, the country's agency in charge of data protection.
— Dr. Mahamudu Bawumia (@MBawumia) January 26, 2024
Our… pic.twitter.com/R6Hc1mMWc9
Le choix de l'Estonie pour cette visite n'est pas fortuit, le pays étant reconnu depuis longtemps comme un modèle dans l'utilisation du numérique pour simplifier la vie des citoyens, améliorer l'efficacité politique et stimuler l'économie. En 2022, le pays figurait au 8e rang mondial du classement de l’ONU e-Government Development Index sur le développement de l'administration électronique. Le statut de champion dans ce domaine lui a valu des sollicitations de divers pays africains tels que le Bénin, la République démocratique du Congo, l'île Maurice, l'Egypte, etc.
Le Ghana, inspiré par l'Estonie, aspire à numériser entièrement son administration dans les années à venir. Le pays a lancé la plateforme Ghana.Gov à cet effet, et plusieurs projets sont en cours grâce à un financement de 200 millions de dollars de la Banque mondiale.
Samira Njoya
Lire aussi:
L'Angola et l’Estonie ont signé un accord pour renforcer leur coopération en matière d’e-gouvernance
D'ici à 2030, le Nigeria vise à éliminer l'usage de documents physiques au sein de la fonction publique. Pour atteindre cet objectif, le pays a initié un programme de numérisation des services. Cependant, cette démarche se confronte actuellement à une lacune de compétences parmi les employés.
La Fondation Aig-Imoukhuede, une organisation africaine dédiée à la transformation du secteur public, en collaboration avec le Bureau du chef de la fonction publique de la Fédération (OHCSF), a officialisé le vendredi 19 janvier un partenariat avec Microsoft par le biais de son partenaire de mise en œuvre, la Fondation Wootlab. L'objectif majeur de cette collaboration est de renforcer les compétences numériques des fonctionnaires œuvrant dans divers ministères au Nigeria.
#PartnershipForChange #AIGfoundation #WootlabFoundation#DigitalSkills#DigitalSkillsNigeria#PartnershipForImpact#Microsoft pic.twitter.com/5GrSYF91wq
— Wootlabfoundation (@Wootfoundation) January 19, 2024
« Ce partenariat témoigne de notre engagement commun à élaborer des programmes de formation efficaces qui s'attaquent à la fracture numérique et suscitent des transformations positives dans le domaine numérique. Ensemble, nous nous lançons dans une vaste initiative de formation prête à redéfinir le paysage », a déclaré la Fondation Wootlab sur X.
La récente collaboration s'inscrit dans le cadre d'une initiative stratégique orchestrée par l'OHCSF, qui vise à préparer la main-d'œuvre du secteur public à l'ère numérique. Cette initiative intervient quelques mois après la mise en œuvre d'une solution de gestion de contenu d'entreprise (ECMS) soutenue par la Fondation Aig-Imoukhuede, visant à autonomiser tous les processus de travail. Le partenariat s'aligne également sur les objectifs du gouvernement fédéral qui ambitionne de former l'ensemble des fonctionnaires du pays aux compétences numériques.
Dans le cadre de cette coopération, la Fondation Wootlab prendra en charge la fourniture de compétences numériques à la demande pour les employés du gouvernement, les habilitant ainsi à contribuer à la numérisation des services publics essentiels tout en stimulant l'innovation continue au sein de la fonction publique.
Il est important de rappeler que l'ambition du Nigeria, à travers cette initiative et bien d'autres est de classer sa fonction publique parmi les 20 premières au monde d'ici 2025 et d'atteindre la pleine numérisation d'ici 2030.
Samira Njoya
Lire aussi:
Au cours des dernières années, le gouvernement égyptien a opéré d'importants investissements dans le secteur numérique. Cet engagement substantiel témoigne de l'importance cruciale de l'externalisation dans la stimulation des exportations numériques de l'Égypte et dans la favorisation de sa croissance économique.
Le ministre égyptien des Télécommunications et des Technologies de l'information, Amr Talaat (photo), a annoncé le lundi 22 janvier, une progression significative dans le secteur des exportations de services numériques de l'Egypte. Les recettes pour l'année 2023 ont atteint 6,2 milliards de dollars, en hausse de 26,5 % par rapport aux 4,9 milliards de dollars enregistrés en 2022.
Lors d'une allocution devant le Sénat égyptien, Amr Talaat a attribué ces résultats positifs aux récents investissements étrangers, soulignant des accords avec 74 entreprises internationales et locales pour le recrutement de 60 000 experts en externalisation depuis novembre 2022. Ces chiffres sont également le fruit des programmes gouvernementaux visant à augmenter à 550 000 le nombre de travailleurs indépendants dans l'industrie de l'externalisation.
Ces investissements s'inscrivent dans le cadre de la stratégie numérique pour l'industrie de l'externalisation 2022-2026, lancée en février 2022 par le gouvernement égyptien. La stratégie se concentre sur quatre axes principaux, à savoir les services informatiques, les services de processus d'affaires, les services de connaissances, l'ingénierie et la recherche-développement.
Cette initiative vise à propulser l'Egypte vers des sommets économiques, ambitionnant de tripler les revenus des exportations numériques pour atteindre près de 9 milliards de dollars d'ici 2026. Parallèlement, elle envisage la création de plus de 34 000 emplois d'ici 2025.
Ces objectifs audacieux s'inscrivent dans la lignée des performances remarquables du secteur, qui a enregistré des exportations numériques de 4,9 milliards de dollars au cours de l'exercice 2021/2022, marquant une nette progression par rapport aux 3,6 milliards de dollars enregistrés lors de l'exercice 2018/2019.
Samira Njoya
Lire aussi:
En Afrique, la diversification de l’économie est au cœur des préoccupations des gouvernements. Il devient donc urgent de développer des politiques favorables, des programmes de formation et des initiatives de financement pour catalyser l'essor économique et l'innovation sur le continent.
Chad Innovation Hub (CIH), un incubateur dédié à l'entrepreneuriat des jeunes au Tchad, et l'Agence nationale des investissements et des exportations (ANIE) ont officialisé un partenariat le mardi 23 janvier à N'Djamena. L’initiative vise la promotion de l'innovation, de la création d'entreprise et du développement durable dans le pays.
🚀✨We signed an MOU with National Agency for Investment and Exports (ANIE)✨ To boost entrepreneurial ecosystem, Champion open innovation & Supporting digital, Circular Economy & Green Business models & Empower Women & Youth, especially in rural areas.🎯 Implement the #SDGs🏆🇹🇩 pic.twitter.com/ynpM28mepQ
— Chad Innovation Hub (@ChadInnov) January 23, 2024
« Ce partenariat stratégique vise à dynamiser l'écosystème entrepreneurial au Tchad en encourageant l'innovation ouverte, en stimulant les projets dans le numérique, l'économie circulaire, les modèles d'affaires RSE et verts, tout en renforçant les capacités des femmes et des jeunes, notamment dans les communautés rurales », a déclaré l’ANIE dans un communiqué.
Les termes du protocole d'accord prévoient également la mise en œuvre effective des objectifs du développement durable (ODD) et l'établissement de relations de collaboration étroite entre l'ANIE et CIH pour mutuellement promouvoir le secteur privé et diversifier l'économie.
La collaboration stratégique s'aligne sur la politique gouvernementale dont l'objectif est de soutenir l'entrepreneuriat au Tchad, qui a connu la récente création d'un fonds de 30 milliards FCFA (49,6 millions $). Ce fonds vise à garantir des crédits pour les entrepreneurs et à financer des projets clés dans des secteurs tels que l'agriculture, l'élevage et les nouvelles technologies.
La signature de cet accord marque le début d'une alliance prometteuse positionnant le Tchad sur la scène internationale de l'innovation. Avec Chad Innovation Hub, une organisation qui a déjà remporté des distinctions prestigieuses, cette collaboration renforce la conviction que l'innovation et l'entrepreneuriat sont les moteurs d'un avenir prospère et durable pour le Tchad.
Samira Njoya
Lire aussi:
Chad Innovation, catalyseur de l'entrepreneuriat et de l'innovation au Tchad
A Madagascar, l'identification des individus demeure un défi. En introduisant un système numérique, le gouvernement ambitionne de simplifier les procédures d'identification, renforcer la transparence, et améliorer l'efficacité des services publics tout en optimisant la gestion des données nationales.
Le ministre malgache du Développement numérique, de la Transformation digitale, des Postes et des Télécommunications (MNDPT), Tahina Razafindramalo (photo, à gauche), a annoncé le vendredi 19 janvier la mise en œuvre prochaine du projet de carte d’identité nationale numérique pour les individus de 15 ans et plus. S’adressant aux journalistes lors d’une conférence de presse, le ministre a déclaré que la production débuterait dès le mois de juin dans plusieurs régions du pays.
« La Grande Île s’engage ainsi dans ce processus fastidieux que de renouveler les papiers d’identité. Un casse-tête auquel certains pays ont dû faire face, tels que la Tunisie ou la Grèce, qui sont récemment passés à la carte d’identité biométrique », a indiqué le ministre.
Le projet, financé à hauteur de 140 millions de dollars par la Banque mondiale, comprend des étapes telles que l'enrôlement biométrique, la collecte de données biographiques, la mise sur pied d’un système d’identification numérique, la production des cartes biométriques entre autres. Il s'inscrit dans le cadre de la politique de simplification de l'administration du gouvernement malgache, conformément au Plan stratégique du numérique 2023-2028. L'objectif global est de centraliser les données pour faciliter le recensement et l'enregistrement massif de la population.
Selon l'UNICEF, environ un quart des enfants de moins de 18 ans à Madagascar ne possèdent pas d'acte de naissance, soit environ 2,5 millions d'enfants. Environ un million d'adultes ne sont pas enregistrés, les rendant invisibles sur le plan administratif. Ces lacunes sont en partie dues à la méconnaissance des procédures et à des problèmes structurels au sein de l'administration.
Une fois le projet mis en œuvre, l'identifiant unique et la carte d'identité biométrique permettront de retracer toute la vie d'un individu, prévenir la duplication d'identité, notamment lors des élections, et faciliter l'accès aux divers documents administratifs grâce à la numérisation des services publics en cours.
Samira Njoya
Lire aussi:
En Afrique, l'essor du numérique façonne l'avenir de toute une génération. Au cœur de cette transformation, l'importance cruciale de la formation des jeunes au numérique se révèle comme le pilier fondamental.
Le gouvernement congolais a procédé le mercredi 17 janvier à Kintélé au lancement officiel du projet de construction de « Caria Tech Village », un parc technologique avec pour vocation de devenir un hub dédié à l'apprentissage, à la pratique d'activités de développement pour les jeunes incubateurs et start-up au Congo.
Lancement officiel du projet Caria Tech Village pic.twitter.com/ftQPZLZMys
— Léon-Juste Ibombo (@LeonJuste) January 17, 2024
Lors de la cérémonie, Léon Juste Ibombo, ministre des Postes, des Télécommunications et de l'Economie numérique, a souligné l'importance stratégique de ce projet dans un monde où l'économie numérique joue un rôle central. « Caria Tech Village est un vrai générateur qui va regorger tout l'écosystème numérique, une technopole qui va être érigée sur le site de l'ex Union Africaine des Postes et Télécommunication », a-t-il déclaré.
Le futur parc sera construit au cours de l’année 2024 par Phone Control, une société tunisienne spécialisée dans la construction des infrastructures du numérique sous la supervision du ministère chargé du Numérique et celui de la Recherche scientifique.
Dès sa mise en oeuvre, Caria Tech Village proposera des formations de qualité supérieure aux jeunes, allant de la licence au doctorat (LMD). Il constituera également un espace privilégié pour les professionnels du secteur qui souhaitent approfondir leurs compétences dans les technologies innovantes. Au-delà des programmes de formation, le parc se présente comme une plateforme dynamique, qui accueillera des startupeurs dans le but de les aider à développer pleinement leurs projets et à générer de la valeur ajoutée.
Le projet s'inscrit dans le cadre d'un programme gouvernemental dédié à l'apprentissage et à la pratique d'activités de développement pour les jeunes incubateurs. Cette initiative prend une dimension particulière en concordance avec la vision du président de la République, M. Denis Sassou N'Guesso, qui a proclamé l'année 2024 comme l'année de la jeunesse au Congo.
Samira Njoya
Lire aussi:
Congo : le Centre africain de recherche en intelligence artificielle a lancé ses activités
Au Sénégal, les amendes routières peuvent désormais être payées en ligne, grâce à la récente initiative de la direction générale de la comptabilité publique et du Trésor (DGCPT). La plateforme numérique lancée le 18 janvier simplifie le processus d'encaissement des amendes, offrant aux conducteurs la possibilité de les régler rapidement et sur place, sans avoir à se rendre physiquement aux postes de police ou de gendarmerie.
Lire aussi: