Le gouvernement tchadien a récemment relancé ses projets de transformation numérique. La sélection de partenaires stratégiques est essentielle pour atteindre les objectifs fixés.

L’entreprise technologique chinoise Huawei souhaite accompagner le Tchad dans la réalisation de ses projets numériques. Le Premier ministre, Allah-Maye Halina, a reçu en audience, le vendredi 28 juin, une délégation de Huawei Technologies conduite par son directeur au Tchad, Feng Guo Jeremy.

Selon un communiqué du ministère chargé du Numérique, les discussions ont tourné principalement autour des projets numériques et de l’amélioration des technologies de l’information et de la communication (TIC) au Tchad. Huawei s’est à cet effet proposé pour accompagner le gouvernement dans l'atteinte de ses objectifs de développement technologique.

La visite de la délégation intervient près d’un an après la signature d’un protocole d'accord entre le gouvernement tchadien et Huawei en marge du Huawei Connect 2023. Dans le cadre de cet accord, Huawei avait pris l’engagement de devenir un partenaire clé du gouvernement tchadien et de l’accompagner dans sa mission de construction d’un écosystème favorable à l’éclosion des talents numériques au Tchad.

Le soutien de l’entreprise chinoise devrait permettre au Tchad de progresser assurément dans les projets numériques compris dans le programme du nouveau gouvernement. Ces projets incluent l'amélioration des infrastructures numériques, l'intégration des technologies numériques dans le système éducatif, la numérisation des services gouvernementaux et l’innovation technologique.

Notons que le pays accuse un retard significatif dans le secteur numérique. Selon la plateforme DataReportal, le Tchad comptait 3,2 millions d’internautes en janvier 2023, soit un taux de pénétration de l’Internet de 17,9 %. A la même période, le nombre d’utilisateurs des services de téléphonie mobile s’élevait à 11,5 millions, pour un taux de pénétration du mobile de 63,9 %.

Samira Njoya

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En Afrique, le monde du travail exige de plus en plus des individus possédant d'excellentes connaissances et compétences numériques. Il est donc impératif de former un grand nombre de personnes dans ce domaine.

Samsung Electronics Maghreb Arab (SEMAG), filiale marocaine de l’entreprise coréenne de technologie Samsung, a annoncé le mercredi 26 juin la signature d’un partenariat avec le ministère de l’Education nationale, du Préscolaire et des Sports. L’initiative vise à étendre leur collaboration sur le programme « Samsung Innovation Campus » (SIC), qui promeut l’éducation numérique au Maroc.

Dans le cadre de cette nouvelle collaboration, le programme SIC sera étendu à tous les enseignants d’informatique du secondaire collégial pour la formation et la certification en programmation Python. En outre, le premier concours national de programmation sera lancé pour encourager l'excellence et l'innovation en Python parmi les élèves marocains.

Pour le gouvernement, ce partenariat s'inscrit dans les objectifs de la feuille de route des technologies de l’information et de la communication 2022-2026, visant à doter enseignants et élèves des compétences essentielles pour prospérer à l’ère numérique. Pour Samsung, l’initiative s'intègre dans sa stratégie mondiale de responsabilité sociale des entreprises (RSE), dont l’objectif est d’offrir aux jeunes la possibilité d'apprendre des technologies cruciales et de se doter de compétences pour améliorer leurs perspectives de carrière.

Depuis le lancement du programme en 2019, plus de 10 000 étudiants ont acquis des compétences en codage grâce à 211 enseignants répartis dans neuf centres équipés de plus de 500 ordinateurs et téléviseurs. Au total 562 enseignants ont été formés et certifiés en programmation Python.

Ce partenariat rapproche le Maroc des objectifs de la Stratégie de l’Union africaine sur l’éducation numérique, qui milite pour la promotion des compétences numériques chez les enseignants et les étudiants. La stratégie vise également à ce qu’au moins 20 % des étudiants et 50 % des enseignants du continent africain aient accès à des appareils numériques d’ici 2027, ainsi qu’un tiers des étudiants et tous les enseignants d’ici 2030.

Samira Njoya

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L’Autorité ivoirienne de régulation du transport intérieur (ARTI) et l’Autorité de régulation des télécommunications/TIC (ARTCI) ont signé, le mercredi 26 juin à Abidjan, un mémorandum d’entente. L’initiative vise à définir les conditions de collaboration entre les deux autorités.

Les domaines d'intervention ciblés incluent la mise en place d'une base de données commune des opérateurs de visites techniques, la dématérialisation des services de transport intérieur…

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Les pays africains ont progressivement pris conscience du rôle clé de l'économie numérique pour leur avenir. Pour relever les défis de développement, l'Afrique accélère les ajustements politiques en faveur de l'économie numérique.

Le ministère sénégalais de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, en collaboration avec celui de la Santé et de l’Action sociale, procède, le vendredi 28 juin à Dakar, au lancement officiel du Projet d’accélération de l’économie numérique (PAEN).

Financé à hauteur de 150 millions de dollars par la Banque mondiale jusqu'en 2028, ce projet ambitieux vise à étendre l'accès à une connectivité à haut débit abordable et résiliente aux changements climatiques. Il a également pour objectif d'améliorer l'adoption des services gouvernementaux en ligne et des dossiers médicaux électroniques.

Le PAEN s’inscrit dans le cadre des actions du gouvernement visant à diversifier l’économie du pays et à porter la contribution du numérique à 10 % du PIB dès l’année prochaine. Parmi les attentes du projet, on compte l'accès à une connexion Internet haut débit pour 5 millions de Sénégalais, dont 50 % de femmes, la création de dossiers médicaux patients uniques partagés pour 1 500 000 usagers, ainsi que la construction ou la rénovation d'infrastructures résilientes aux chocs climatiques. Le projet vise également à encourager l'utilisation des services publics en ligne.

L’adoption des nouvelles technologies au Sénégal devrait considérablement améliorer les conditions de vie de millions de personnes et entraîner une mutation rapide des sociétés. Selon le rapport « E-Conomy Africa 2020 » publié conjointement par la Société financière internationale (SFI) et Google, l’économie Internet de l’Afrique atteindra 5,2 % du PIB du continent d’ici 2025, contribuant ainsi à près de 180 milliards de dollars à l’économie africaine.

En investissant dans le numérique, le Sénégal cherche à positionner son économie dans la nouvelle ère technologique, en s’assurant que ses citoyens bénéficient des avancées en matière de connectivité et de services numériques. Le PAEN représente un pas important vers la réalisation de ces objectifs, en renforçant les infrastructures numériques et en favorisant l'inclusion numérique et l'égalité des sexes.

Samira Njoya

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En Afrique, le faible d'enregistrement des naissances empêche de nombreuses personnes d'accéder à des droits essentiels comme l'éducation, les soins de santé et la protection sociale. Les nouvelles technologies peuvent jouer un rôle crucial pour surmonter ce défi.

Le Sénégal a déjà numérisé et indexé plus de 19 millions d’actes d’état civil. Le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire, Moussa Bala Fofana, a annoncé cette avancée le mardi 25 juin, en marge de la 5e réunion du comité national de pilotage du projet.

Selon le ministre, cette initiative vise à assurer à chaque citoyen sénégalais une identification permettant l’exercice de leurs droits civils, politiques et sociaux, tout en offrant à l’Etat la capacité de planifier et d’orienter les politiques publiques de manière plus efficace.

L’initiative s’inscrit dans le cadre du programme « Nekkal » lancé en 2021 avec pour objectif d’interconnecter les centres d’état civil et de permettre la numérisation systématique des registres. Le programme, d’une durée de 42 mois, est financé par l’Union européenne à hauteur de 18 milliards de francs CFA (27,4 millions d’euros).

Une fois achevé, le programme Nekkal devrait résoudre, entre autres, les problèmes de traçabilité des naissances et assurer la fiabilité des données. Selon des chiffres de l’Unicef, en 2019, au Sénégal, un enfant sur cinq (20 %) n'est pas enregistré à l'état civil et est ainsi privé de son droit fondamental à une identité. En zone rurale, ce sont trois enfants sur cinq (77 %) qui n'existent pas officiellement. Pour ceux qui sont enregistrés, des problèmes tels que la multiplication des numéros d’extraits et la perte des identifications dues à la détérioration des fichiers sont fréquents.

La phase 2 du programme, actuellement en cours de réflexion, permettra de mettre en place une plateforme de services pour tous les usagers, permettant à tous les citoyens, qu’ils soient au Sénégal ou à l’étranger, de demander des documents d’état civil sans avoir à se déplacer.

Samira Njoya

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La Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI) a lancé, le dimanche 23 juin, une plateforme numérique dédiée aux investisseurs. Accessible via le lien https://invest.gov.dz. Cette plateforme vise à faciliter la communication et à établir des liens entre les hommes d’affaires algériens et étrangers. Elle a également pour objectif de simplifier l'accès des investisseurs étrangers au marché algérien, notamment en facilitant la demande et l'obtention de visas sans passer par les étapes traditionnelles.

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Les nouvelles technologies numériques ont permis aux pays africains de dépasser des outils obsolètes et de progresser vers des innovations modernes. Tous les secteurs, y compris les systèmes d'identification, sont désormais numérisés.

Les Gabonais peuvent désormais obtenir la nouvelle Carte nationale d'identité électronique (CNIE). Le président de la Transition, le général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema (photo, à droite), a annoncé le lundi 24 juin sur X le lancement de la campagne de production de la CNIE du Gabon.

La nouvelle carte d'identité, jugée « hautement sécurisée » par le gouvernement, est équipée d’une puce électronique sur laquelle sera enregistrée l’identité numérique de chaque citoyen et un numéro d’identification personnel (NIP), unique, composé de quatorze caractères. L’attestation NIP, délivrée à tous les citoyens après enregistrement de leurs données biométriques, constitue le document fondamental pour la constitution du dossier de demande de la CNIE.

L’initiative s'inscrit dans l'engagement pris par le gouvernement de la Transition visant à fournir à chaque Gabonais une carte nationale sécurisée et multiservices. Elle intervient après près de dix ans sans renouvellement des cartes, suite à la rupture de contrat avec un prestataire belge en 2015.

En adoptant une carte recueillant les données biométriques, le Gabon rejoint un ensemble de pays africains qui ont muté vers cette modernisation afin d’en tirer profit. Selon le rapport « Biometrics - Global Market Trajectory & Analytics 2020 » publié par le cabinet de recherche américain Global Industry Analysts, le marché de la biométrie en Afrique et au Moyen-Orient devrait croître à un taux annuel de 21 %, et l'industrie mondiale de la biométrie devrait atteindre 82 milliards de dollars d'ici 2027.

Au Gabon la CNIE permettra aux citoyens de bénéficier des services administratifs en cours de numérisation tout en veillant à la protection de leurs données à caractère personnel. Cette carte symbolise un tournant majeur pour la gouvernance au Gabon, avec une couverture nationale garantie soulignant l'engagement du gouvernement envers la modernisation, l’efficacité et la transparence.

Samira Njoya

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La transformation numérique permet aux entreprises multinationales de se passer d'une présence physique dans les pays où elles opèrent, ce qui représente un défi fiscal majeur pour les économies africaines. Il est donc urgent de réguler leurs activités.

La direction générale des impôts et des domaines (DGID) du Sénégal a annoncé l'introduction d'une taxe sur les services numériques, qui sera applicable à partir du 1er juillet. Cette mesure vise à fiscaliser les revenus des entreprises et plateformes numériques étrangères opérant sur le territoire sénégalais, conformément à l'article 355 bis du Code général des impôts (CGI).

La taxe s'appliquera notamment aux plateformes et places de marché en ligne facilitant les transactions entre fournisseurs et clients, aux plateformes de téléchargement et de diffusion de musique, de films et de jeux en ligne, ainsi qu'au stockage et au traitement des données via des services de cloud et de gestion de bases de données. Elle concernera également les plateformes d'apprentissage et d'enseignement en ligne, ainsi que l'hébergement de contenus tels que les sites web, images et textes. Les firmes numériques comme Google, Apple, Meta, Amazon et Microsoft sont particulièrement visées par cette taxe.

La base imposable sera déterminée en fonction du chiffre d’affaires réel des fournisseurs non résidents ou des opérateurs de plateformes numériques étrangères ; elle sera évaluée en fonction de la contrepartie reçue ou à recevoir. Le taux de TVA au Sénégal étant de 18 %, avec une réduction spécifique de 10 % pour le secteur de l’hôtellerie et de la restauration qui sont en difficulté depuis la pandémie de Covid-19.

Cette réglementation, instaurée par le nouveau gouvernement, devrait avoir un impact positif sur l'économie sénégalaise en générant des recettes fiscales supplémentaires pour l'Etat et en contribuant à créer un environnement commercial plus équitable. Elle permettra également au pays de mieux réguler l'activité des entreprises numériques étrangères sur son territoire et de s'assurer qu'elles contribuent de manière juste à l'économie sénégalaise.

Samira Njoya

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Les pays africains sont résolument engagés à développer le secteur numérique et à en tirer profit. Une collaboration étroite est essentielle pour optimiser les résultats.

L’Egypte souhaite renforcer sa coopération avec le Burkina Faso dans le domaine du numérique. Cette volonté a été au cœur des discussions entre l’ambassadeur d’Egypte au Burkina Faso, son excellence Shérif Abdel Kader Abdel Latif Nada, et la ministre burkinabè de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo/Sabane, le vendredi 21 juin.

« Je suis venu échanger avec la ministre sur les opportunités de coopération bilatérale dans le domaine de la digitalisation entre nos deux pays. Nous souhaitons renforcer davantage cette coopération. L’Egypte entend, dans cette coopération, partager son expertise en matière de digitalisation avec le Burkina Faso », a indiqué le diplomate égyptien à l’issue de l’audience.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des actions engagées par le gouvernement égyptien pour réaliser sa stratégie de transformation numérique, dénommée « Digital Egypt 2030 ». Le Caire ambitionne de développer son secteur des TIC et de moderniser son infrastructure télécoms nationale, afin de faire du numérique le moteur du développement socioéconomique du pays.

Dans cette optique, le pays d'Afrique du Nord cherche à s’associer avec des pays comme le Burkina Faso, qui multiplie également les initiatives pour développer son secteur numérique. Ce dernier s’efforce de moderniser ses services publics à travers divers projets visant à améliorer l’efficacité administrative et à offrir de meilleurs services à ses citoyens.

La coopération entre les deux pays pourrait ainsi permettre au Burkina Faso de bénéficier de l'expertise égyptienne dans la mise en œuvre de projets numériques à grande échelle. Elle pourrait également ouvrir la voie à des partenariats technologiques, à des échanges de savoir-faire et à des investissements conjoints dans les infrastructures numériques, créant ainsi de nouvelles opportunités économiques pour les deux nations.

Samira Njoya

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Le ministre tchadien des Communications, de l’Economie numérique et de la Digitalisation de l’administration, Boukar Michel, a accordé, le lundi 24 juin, une audience à Wang Xining, ambassadeur de la Chine au Tchad. Les discussions ont porté sur plusieurs questions, notamment le renforcement de la coopération sino-tchadienne.

Lors des échanges, Boukar Michel a rassuré son hôte de la disponibilité de son département à travailler en synergie pour répondre aux attentes des populations tchadiennes en matière d’économie numérique et de communications.

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