En Afrique, le taux de chômage connaît une hausse continue. Il est donc crucial de préparer les jeunes aux compétences indispensables pour répondre efficacement aux exigences du marché du travail, afin d'améliorer leurs perspectives d'emploi.

Le gouvernement zimbabwéen aspire à collaborer avec le réseau social professionnel LinkedIn pour renforcer l'apprentissage numérique dans le pays. Ce sujet a été au cœur de discussions, le lundi 19 août, entre le ministère des TIC, des Services postaux et de messagerie et Stewart Samkange, directeur des opérations de LinkedIn Academic Talent Solutions pour l'Afrique subsaharienne, l'Europe centrale et l'Europe du Sud-Est.

« Cette visite spéciale a marqué une étape significative dans notre mission visant à exploiter le potentiel de l'apprentissage numérique pour les employés du gouvernement et les jeunes à travers le Zimbabwe. Au cours de la réunion, nous avons évoqué l'immense potentiel de "LinkedIn Learning" en tant que plateforme permettant à notre main-d'œuvre d'acquérir des compétences numériques essentielles et à nos jeunes de se perfectionner pour l'avenir », a déclaré Tatenda Annastacia Mavetera (photo, au centre), la ministre chargée des TIC.

Cette initiative s'inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement zimbabwéen visant à moderniser les méthodes d'apprentissage et à réduire le fossé entre l'éducation traditionnelle et les exigences du marché du travail moderne. Elle vise également à lutter contre le chômage des jeunes, qui constitue un enjeu majeur pour le pays. Selon des données de la Banque mondiale, le Zimbabwe est une nation jeune, avec environ 61 % de sa population âgée de moins de 25 ans. Toutefois, le pays fait face à un taux élevé de chômage et de sous-emploi, particulièrement parmi les jeunes, dont le taux de chômage s'élevait à 35 % en 2021.

Un futur partenariat entre le gouvernement zimbabwéen et LinkedIn Learning, la plateforme d'apprentissage en ligne de LinkedIn, offrirait une opportunité unique de doter les citoyens des connaissances et compétences nécessaires pour prospérer dans le monde de l'emploi à l'ère numérique.

Samira Njoya

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Le ministère algérien de la Culture et des Arts a lancé, le lundi 19 août, un portail électronique destiné au patrimoine culturel du pays. Baptisé « Géoportail », il permettra, entre autres, d'accéder aux statistiques et données sur les infrastructures culturelles, aux activités et manifestations culturelles, aux sites archéologiques et monuments, aux éléments du patrimoine immatériel, aux parcs culturels ou encore aux secteurs sauvegardés.

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Les pays africains ont entamé un vaste processus de dématérialisation des services administratifs. Pour permettre à leurs citoyens de bénéficier pleinement de ces avancées, la mise en place de systèmes d'identification robustes devient essentielle.

TECH5, une société technologique internationale, a annoncé dans un communiqué de presse le jeudi 15 août avoir collaboré avec le gouvernement mauritanien et l'intégrateur local SmartMS pour mettre en œuvre la phase pilote d'une solution d’identification numérique en Mauritanie. Financé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), ce projet vise à moderniser l’infrastructure d’identité numérique du pays.

« Nous sommes fiers de participer à ce projet qui contribue à la transformation technologique du pays. La Mauritanie semble en bonne voie pour devenir l'un des premiers pays à adopter un système entièrement numérique et biométriquement lié à son détenteur », a déclaré Ameya Bhagwat, directeur des revenus chez TECH5.

Pour cette phase pilote, une solution logicielle a été développée pour faciliter l'intégration numérique et la vérification des citoyens. Testée par plus de 70 personnes, cette solution utilise les normes du NIST (National Institute of Standards and Technology) pour la vérification d'identité et intègre une vérification biométrique via les flux OpenID Connect. Cela permet une connexion sans mot de passe au portail de l'e-gouvernement mauritanien. L'utilisateur est vérifié par l'application en prenant un selfie, qui est comparé à son identité numérique obtenue à partir de son passeport ou de sa carte d'identité.

La réussite du projet pilote a conduit au récent lancement de l’application « Houwiyeti », une solution innovante qui combine fonctionnalité et sécurité, en s'appuyant sur des technologies open source et numériques. Cette initiative s'inscrit pleinement dans les projets du gouvernement mauritanien et de ses partenaires, visant à promouvoir une transformation numérique inclusive et respectueuse des droits. Elle rejoint également une tendance plus large en Afrique, où la biométrie joue un rôle de plus en plus crucial.

Selon le rapport « Biometrics - Global Market Trajectory & Analytics 2020 » publié par le cabinet de recherche américain Global Industry Analysts, le marché de la biométrie en Afrique et au Moyen-Orient devrait croître à un taux annuel de 21 %, tandis que l'industrie mondiale de la biométrie pourrait atteindre 82 milliards de dollars d'ici 2027. Cette dynamique illustre l'importance croissante des technologies biométriques dans le développement numérique à l'échelle globale et leur potentiel pour transformer les systèmes de gouvernance et les services publics.

L'implémentation de ce système d'identité numérique en Mauritanie représente une avancée significative vers la modernisation et l'efficacité des services publics. En offrant un accès sécurisé et simplifié aux services gouvernementaux via une application mobile basée sur la biométrie, ce système améliore non seulement la facilité d'accès pour les citoyens, mais renforce également la sécurité des transactions numériques.

Samira Njoya

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Le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall, a inauguré le vendredi 16 août une nouvelle plateforme dédiée à la déclaration des médias au Sénégal. Accessible via https://declarationmedias.sec.gouv.sn/, cette plateforme a pour objectif d'encadrer et de dynamiser le secteur médiatique national. Elle vise également à simplifier la mise en conformité des entreprises de presse avec les normes légales en vigueur.

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La transformation numérique est cruciale pour le développement socio-économique du pays. Le gouvernement intensifie ses efforts pour mener à bien les projets en cours, visant à améliorer le bien-être des citoyens à travers l'accès à des services numériques efficaces et inclusifs.

Le ministère burkinabè de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, conduit par Aminata Zerbo/Sabane (photo), a enregistré une performance notable de 55 % au titre du premier semestre 2024, selon l'évaluation du contrat d'objectifs récemment menée par le Premier ministre Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambèla. Ce résultat traduit l'engagement du ministère à atteindre les objectifs fixés dans sa feuille de route.

D’après le communiqué du ministère chargé du Numérique, les acquis majeurs qui ont permis l’atteinte de ce résultat sont entre autres : « le renforcement du cadre juridique du domaine du numérique, la dématérialisation de certains services administratifs, l’acquisition de matériels pour renforcer et sécuriser le réseau numérique et le rétablissement des services de communication électronique dans certaines localités à haut défi sécuritaire ».

Toutefois, bien que le taux de réalisation soit jugé « satisfaisant », certains projets ont subi des retards notables. Les initiatives de réhabilitation des infrastructures existantes et l'extension des services numériques dans les zones rurales ont été entravées par des défis sécuritaires aggravés par l'instabilité politique, impactant la capacité du ministère à respecter son calendrier initial.

Pour le second semestre, le ministère prévoit d'intensifier les projets en cours, y compris la dématérialisation d'au moins 100 procédures administratives, la création de maisons des citoyens pour faciliter l'accès aux services en ligne, et la mise en œuvre du Projet d'accélération de la transformation digitale. Ces efforts s'inscrivent dans une stratégie plus vaste, visant à positionner le Burkina Faso comme un leader africain dans l'intégration des technologies de l'information et de la communication (TIC) dans des secteurs essentiels tels que l'administration publique, l'éducation, la santé, le commerce et l'agriculture.

Malgré ces progrès, le pays accuse un retard significatif. Selon le rapport « Measuring digital development – ICT Development Index 2024 » publié en juin par l'Union internationale des télécommunications (UIT), le Burkina Faso occupe le 43e rang sur 47 pays africains en termes de développement des TIC. Ce classement souligne l'ampleur des défis à surmonter pour que le pays puisse pleinement tirer parti des technologies numériques et améliorer les conditions de vie de ses citoyens.

Samira Njoya

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La demande en main-d'œuvre qualifiée augmente à mesure que s'accélère la transformation numérique. En Côte d’Ivoire, le gouvernement collabore avec le secteur privé pour s'assurer que tous les citoyens soient formés afin d'y contribuer.

Le centre de formation numérique DigiFemmes a annoncé son ambition de former 1 000 Ivoiriennes aux compétences numériques, au leadership et à l'utilisation responsable du numérique. Ce projet résulte d'un protocole d'accord signé le mercredi 14 août entre Nassénéba Touré, ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, et DigiFemmes, lors du lancement officiel du programme DigiFemmes Caravane.

« A travers cette caravane, nous offrirons une variété de formations, d’ateliers, et de ressources pour accompagner les femmes dans leur développement personnel et contribuer au progrès de notre nation. Ce programme permettra à des milliers de femmes d'acquérir des compétences numériques essentielles à leur épanouissement dans tous les aspects de leur vie », a déclaré Nassénéba Touré.

Cette initiative s'inscrit dans la mission de DigiFemmes, visant à combler le fossé numérique en dotant les femmes ivoiriennes des compétences nécessaires pour prospérer dans un monde de plus en plus connecté. Elle rejoint également les objectifs du gouvernement ivoirien qui considère le numérique comme un levier essentiel pour l'employabilité et l'autonomisation des femmes.

En 2019, selon l’Autorité de protection des données à caractère personnel de Côte d'Ivoire (le régulateur télécoms ARTCI), les femmes représentaient 38 % des effectifs du secteur des TIC, dont 30 % étaient des cadres. Depuis 2015, des programmes tels que les Maisons Digitales de la Fondation Orange contribuent à la formation des femmes dans le numérique. A ce jour, 4 738 femmes ont été formées, ce qui souligne l'ampleur des efforts encore nécessaires pour atteindre pleinement l'autonomisation économique des femmes en Côte d'Ivoire.

Le partenariat avec DigiFemmes apportera des bénéfices significatifs en offrant aux femmes une meilleure intégration dans l'économie numérique, en stimulant leur leadership et en renforçant leur autonomie. Ce programme aidera non seulement à réduire l'écart de compétences numériques entre les genres, mais il encouragera également l'innovation et la créativité, contribuant ainsi au développement socio-économique global du pays.

Samira Njoya

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La demande croissante en connectivité, stockage et traitement de données en Afrique illustre l'accélération de la transformation numérique sur le continent. Pour répondre aux besoins des entreprises et des gouvernements, des investissements majeurs dans les infrastructures numériques sont en cours.

Open Access Data Centres (OADC), filiale du fournisseur d’infrastructure numérique WIOCC spécialisée dans les centres de données, a procédé le mercredi 14 août à la mise en service de sa première installation en RDC, en partenariat avec la société locale Texaf. OADC Texaf Digital - Kinshasa est un centre de données Tier 3 à accès ouvert neutre vis-à-vis des opérateurs. Il est équipé d’une capacité informatique de 2 MW et d’un espace blanc de 1 500 m2 pour plus de 550 racks.

« OADC Texaf Digital - Kinshasa est essentiel pour stimuler de nombreux secteurs de l’économie de la RDC, créer des écosystèmes numériques riches et dynamiques, et fournir aux réseaux de distribution de contenu et aux fournisseurs de contenu cloud l’accès à un emplacement de peering de qualité dans le pays », a déclaré Mohammed Bouhelal, directeur général d’OADC Texaf Digital.

C’est en juillet 2023 que WIOCC et Texaf ont signé un pacte d’actionnaires pour la construction d’un centre de données à Kinshasa. L’initiative cadre avec l’expansion de l’infrastructure numérique de WIOCC en Afrique. L’entreprise exploite déjà six centres de données de base à travers le continent et plus de 30 centres de données Edge (petites installations de périphérie) en Afrique du Sud. Elle revendique également 200 000 km de systèmes de fibre sous-marins et 75 000 km de fibre terrestre. En juin dernier, elle a obtenu un financement de 41 millions $ pour soutenir ses investissements.

Cette nouvelle installation vient renforcer l’infrastructure numérique du pays. Elle répondra aux besoins actuels et futurs des points d’échange Internet, des fournisseurs de contenu, des opérateurs de cloud, des transporteurs de données, des opérateurs de télécommunications et des fournisseurs d’accès Internet (FAI) en RDC. Elle intervient dans un contexte marqué par une forte demande en services numériques et en connectivité à haut débit de la part des particuliers, des entreprises et des administrations.

Isaac K. Kassouwi

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Les pays africains reconnaissent désormais les bénéfices des collaborations interétatiques pour atteindre leurs objectifs numériques. De nombreuses initiatives voient le jour, renforçant les efforts conjoints pour accélérer la transformation numérique du continent.

La Guinée et la Sierra Leone entendent intensifier leur coopération dans le domaine du numérique. Cette ambition commune englobe l’interconnexion des réseaux, le partage d’expériences et d’infrastructures et la mise en place des projets conjoints pour stimuler la croissance du secteur numérique. Une délégation conduite par la ministre sierra-léonaise des Communications, de la Technologie et de l'Innovation, Salima Manorma Bah (photo, à droite), a été reçue à cet effet le vendredi 9 août à Conakry par la ministre guinéenne des Postes, des Télécommunications et de l'Economie numérique, Rose Pola Pricemou (photo, à gauche).

« L’objectif de cette initiative est de traduire en actions concrètes la volonté partagée par la Guinée et la Sierra Leone de construire un écosystème numérique dynamique et inclusif dans la région », a indiqué le ministère guinéen chargé de l’Economie numérique. A en croire ce département ministériel, une rencontre entre les acteurs privés des deux pays est prévue prochainement afin de définir les modalités techniques de mise en œuvre de ce partenariat renforcé.

Cette potentielle coopération pourrait s’inscrire dans la dynamique de numérisation que les gouvernements guinéens et sierra-léonais ont entrepris pour faire du numérique un instrument de transformation de la société afin d’accélérer le développement socioéconomique. La rencontre de Conakry intervient dans la foulée de l'annonce par Rose Pola Pricemou d'une possible interconnexion entre les deux nations lors du Sommet Chine-Afrique sur le numérique, le 29 juillet à Pékin.

Si ce partenariat venait à se concrétiser, il pourrait considérablement améliorer la qualité et l’étendue des services de connectivité, tout en réduisant les coûts associés. Par ailleurs, l’amélioration et la généralisation de l’accès à Internet et le partage d’expériences contribueraient à accélérer la réalisation de leurs ambitions communes en matière de transformation numérique, tout en favorisant l'inclusion numérique de leurs populations respectives.

Samira Njoya

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L'Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) du Sénégal a lancé, le jeudi 8 août, une Concertation sur la régulation des communications électroniques. Cet événement, rassemblant l'ensemble des acteurs du secteur, vise à encourager des échanges ouverts sur les défis liés à la régulation et à identifier les moyens de soutenir le développement du marché des communications électroniques.

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Le Sénégal s’est engagé dans un chantier de réforme du service public pour rétablir le contrat de confiance entre l’administration et les citoyens. Une participation collective est souhaitée pour maximiser les résultats.

Le ministre sénégalais de la Fonction publique et de la Réforme du service public, Olivier Boucal, a inauguré le jeudi 8 août à Diamniadio la première édition du « Gov’Athon ».  L'initiative vise à recueillir des idées et des solutions pratiques pour moderniser l’administration publique sénégalaise.

« Le concept de cette activité, inspiré des compétitions d'innovation communément appelées hackathons, traduit ma volonté de mutualiser les ressources et de bâtir des intelligences collectives pour répondre aux préoccupations des usagers de l’administration. Le 'Gov'Athon' est une occasion unique de repenser notre administration. En mobilisant la jeunesse sénégalaise, nous espérons découvrir des idées novatrices qui pourront transformer nos services publics et répondre efficacement aux besoins de nos citoyens », a expliqué le ministre.

Les équipes participantes, composées d'étudiants des universités publiques et privées du Sénégal, devront développer des solutions dans divers domaines clés. Ceux-ci incluent la transformation de la fonction publique, l'amélioration de l'éducation et de la formation professionnelle, le développement durable de l'agriculture et de l'élevage, l'optimisation de la mobilité urbaine, l'innovation dans le transport aérien, ainsi que la promotion du tourisme local.

L'initiative s’inscrit dans le cadre du projet de transformation systémique du Sénégal et répond aux directives du chef de l'Etat, Bassirou Diomaye Faye, concernant la modernisation de l'administration et la construction d'une nation souveraine et prospère.

A l'issue de la compétition, qui s'étalera sur un mois, trois lauréats seront récompensés par des prix de 20 millions FCFA (environ 33 200 $), 10 millions FCFA et 5 millions FCFA respectivement. En plus de ces récompenses financières, ils bénéficieront d'un accès gratuit à un espace de coworking pendant trois mois et recevront des bons d'achat pour du matériel destiné à la mise en œuvre de leurs solutions.

Samira Njoya

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